Ebola : on est sur la bonne voie, selon l'envoyé spécial de l'ONU

Écouter /

David Nabarro, Photo ONU/Jean-Marc Ferré

Lors d'une conférence de presse, vendredi 31 octobre au Siège des Nations Unies à New York, l'Envoyé Spécial du Secretaire général des Nations Unies sur Ebola, le Docteur David Nabarro, a estimé que la communauté internationale était sur la bonne voie dans sa lutte contre l'épidémie d'Ebola, mais qu'il fallait poursuivre les efforts jusqu'à ce que le dernier cas soit traité.

Il s'est d'abord réjoui de la mobilisation de la communauté internationale qui a permis de répondre aux besoins de financement et accélérer la construction des unités de traitement ainsi que le suivi des personnes en contact avec les malades.

Le Docteur Nabarro a déclaré que les derniers chiffres montraient un ralentissement du rythme de transmission de la maladie dans certaines régions et plus particulièrement au Liberia.

Il a toutefois précisé qu'il fallait rester vigilant, car les données ne sont pas fiables et l'épidémie n'est toujours pas sous contrôle. «  Il ne faut pas lever le pied de l'accélérateur » a-t-il insisté, rappelant que l'épidémie d'Ebola ne serait terminée que lorsque le dernier  cas serait traité.

Ces premiers signes de progrès sont néanmoins encourageants et montrent l'efficacité de la réponse d'urgence mise en place. L'Envoyé Spécial a ainsi salué le travail réalisé par la mission de l'ONU contre Ebola, installée au Ghana depuis le mois de septembre.  Il a particulièrement insisté sur la qualité de la coordination entre les agences onusiennes, les ONG, les donateurs et les gouvernements.

Dans une interview avec la Radio des Nations Unies, il s'est également félicité des efforts apportés par les pays de la Francophonie. Il a ainsi cité la France qui s'est engagée à apporter une aide particulière à la Guinée qui est un pays francophone, et la République démocratique du Congo qui a envoyé du personnel de santé.

Faisant le point sur les défis auxquels étaient confrontées les organisations internationales, l'Envoyé Spécial a réitéré l'appel de Ban Ki-moon à ne pas stigmatiser les travailleurs de santé qui se dévouent pour aller soigner les malades d'Ebola.

Il n'y a aucune raison scientifique, a-t-il ajouté, qui puisse justifier leur mise en quarantaine à leur retour de mission, si ces personnes ne présentent pas de symptômes de la maladie.

Le Docteur Nabarro a estimé que plusieurs milliers de travailleurs de santé seraient encore nécessaires pendant quelques mois dans les pays affectés par Ebola.

(Extrait sonore : David Nabarro, Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur Ebola, propos recueillis par Elena Vapnitchnaia)

Classé sous Épidémie d'Ebola, L'info, Santé.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
13/12/2017
Loading the player ...