Conseil de sécurité : un mois après l'adoption de la Résolution 2178, la lutte contre les combattants terroristes étrangers progresse

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Jean-Paul Laborde (Photo ONU)

Un mois après l'adoption à l'unanimité par le Conseil de sécurité de la Résolution 2178 pour contrer les combattants terroristes étrangers,  tous les problèmes qui ne permettent pas aux États de lutter contre ce phénomène ont été recensés, a signalé le Président du Comite du Conseil de sécurité contre le terrorisme, Jean-Paul Laborde, dans une interview à la Radio des Nations Unies.

Selon lui, cette résolution « forte » démontre la volonté très forte des États de lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers, et contient des mesures précises qui concernent notamment l'incrimination des infractions concernant les combattants terroristes étrangers,  accélérent et approfondissent la coopération en matière pénale sur le plan international tout en respectant les droits de l'homme.

Les manques identifiés sont tout d'abord un code pénal adapté à la lutte contre les combattants étrangers terroristes de la plupart des États.  Tant les lois pour  incriminer les actes de combattants terroristes étrangers que les peines pour les punir sont insuffisantes, indique le juge, car la plus part des cadres juridiques appliqués concernent les lois d'immigration.  Il faut donc que les États adaptent leur cadre juridique aux combattants terroristes étrangers.

Aussi , sur le plan du financement, le Président souligne qu'il faut couper les ressources que l'État islamique en Iraq et au Levant peut obtenir du pétrole.  Ensuite, les frontières poreuses constituent un problème énorme.  Enfin,  il faut également mettre en place un contre narratif en partant de la théorie de la wasatiyyah.

Les prochaines étapes consisteront à mobiliser toutes les organisations concernées par ces domaines et traduire toutes les lacunes en positif, en mobilisant notamment les agences concernées.

« Le soit disant « État islamique » n'est ni islamique ni un État », affirme le Président du Comité du Conseil de sécurité contre le terrorisme, soulignant que toutes les autorités et branches de l'Islam dénient absolument le caractère islamique de ce groupe.  De plus, même si l'EIIL cherche à  remplir les fonctions d'un État, il n'est en aucune manière un État dans un sens légitime compte tenue de la façon dont il travaille par la violence et par le fait qu'il ne respecte aucune règle du droit humanitaire de l'homme ou du droit international.

(Interview :  Jean-Paul Laborde, Président du Comite de Conseil de sécurité contre le terrorisme; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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15/12/2017
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