Conseil de sécurité : la reprise de la colonisation israélienne menace la solution à deux Etats, selon l'ONU

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Une habitante d'une colonie passe à proximité d'un soldat israélien à Jérusalem-Est. Photo: IRIN/Andreas Hackl (photo d'archives)

Le Conseil de sécurité s'est réuni mercredi 29 octobre pour débattre de la situation en Palestine, suite aux récentes tensions à Jérusalem et à la décision prise par Israël de reprendre la colonisation en Cisjordanie.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a fait part au Conseil de sécurité des préoccupations du Secrétaire général Ban Ki Moon quant au projet de construction de mille nouvelles habitations à Jerusalem-Est.

IL a ajouté que la poursuite de ces constructions ferait naître des doutes sérieux quant à la volonté d’Israël d’œuvrer à l’instauration d’une paix durable avec les Palestiniens, et menacerait directement la possibilité de réaliser un jour la solution des deux Etats.

« Comme l’a affirmé le Conseil de sécurité et comme l’a confirmé la Cour internationale de justice, la politique et la pratique israélienne d’installer une partie de sa population ainsi que des nouveaux immigrés dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, constitue une violation du droit international », a souligné le Secrétaire général adjoint.

M. Feltman a réitéré les appels du Secrétaire général à respecter les convictions religieuses de tous et à permettre aux fidèles d’avoir accès à leurs lieux de culte, tout en notant que les leaders religieux doivent s’abstenir de toute déclaration incendiaire.

« Il est temps de mettre fin à l’escalade des tensions à Jérusalem-Est, alors que les blessures du dernier conflit de Gaza sont en train de se refermer et qu’un plan de reconstruction du territoire sous l’égide des Nations Unies a été décidé ».

Le Secrétaire général adjoint a souligné que le statuquo n’était pas une option viable et que tout retard supplémentaire dans la recherche de la paix ne ferait qu’exacerber le conflit et aggraver les divisions.

Parmi les membres du Conseil de Sécurité qui sont intervenus au cours du débat Sylvie Lucas, la Représentante permanente du Luxembourg aux Nations Unies a déclaré que la situation était grave et que « Si rien n'était fait, la solution à deux Etats risquerait de se réduire prochainement à un concept abstrait, inapplicable sur le terrain ».

(Extrait sonore : Sylvie Lucas, la Représentante permanente du Luxembourg aux Nations Unies)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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15/12/2017
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