Afrique de l'ouest : les prix de la nourriture augmentent à cause d'Ebola, constate le PAM

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Photo PAM

 En raison de la propagation du virus d'Ebola, les prix des denrées alimentaires ont augmenté d’environ 24% au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone. Selon des évaluations du Programme alimentaire mondial (PAM), faites par des interviews et en utilisant des téléphones mobiles, certaines familles prennent seulement un repas par jour.

 Etant donné la plupart d'entres elles ont perdu des parents et des membres qui travaillaient, ces familles survivent grâce aux aliments moins chers tels que la farine de manioc. Les résultats de ces évaluations seraient plus complets d’ici la fin d'octobre.

En réponse à la propagation du virus, le PAM intensifie ses opérations à travers une intervention d’urgence régionale qui fournira une aide alimentaire à environ 1,3 million de personnes vivant dans des zones d'isolement dans les trois pays touchés où le PAM a une action. Le PAM a distribué et continuera à distribuer de la nourriture aux personnes en quarantaine, aux personnes sous traitement et à leurs familles, et aux personnes les plus vulnérables dans les villages touchés par l’épidémie.

 Afin que la crise sanitaire ne devienne pas une crise alimentaire, le PAM, sur demande de l'OMS et des gouvernements concernés, met en place une opération d'urgence régionale. L'objectif est d'assurer que les personnes en zones d'isolement puissent avoir accès à une nourriture suffisante.

 Dans les trois pays, la chaîne alimentaire est menacée de la production à l’accès aux marchés, et aux activités commerciales. Les restrictions de voyages et de déplacements peuvent avoir une influence sur les prix, car les producteurs laissent derrière eux leurs terres de culture et d’élevage, pour chercher des zones perçues comme plus sûres où ils seraient moins susceptibles d'être exposés au virus.

 L'interdiction de la consommation des sources de protéines traditionnelles peut aussi avoir des conséquences sur la sécurité alimentaire et la nutrition des personnes dans ces communautés. La consommation de viande chassée dans la nature a notamment été interdite en raison de la possibilité que les animaux, comme les chauves-souris et les singes, puissent être porteurs du virus.

 De plus, des centaines de ménages ont perdu un ou plusieurs de leurs membres qui étaient en âge de travailler puisque la majorité des victimes d’Ebola ont entre 15 et 45 ans. La réduction du revenu des ménages couplée avec le prix des denrées alimentaires en hausse va encore détériorer la situation de la sécurité alimentaire.

 (Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM)

Classé sous Épidémie d'Ebola, L'info.
LE DERNIER JOURNAL
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15/12/2017
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