Syrie : Ban Ki-moon dénonce « la barbarie » des groupes extrémistes et soutient les efforts pour les combattre

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Réfugiés syriens (Crédit photo: A.McConnell/HCR)

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a vigoureusement appuyé mardi les efforts internationaux visant à combattre les groupes extrémistes armés en Syrie, affirmant que « la barbarie » de ces derniers ne peut en aucune façon être justifiée.

« Bien que la montée de ces groupes extrémistes en Syrie soit une conséquence et non une cause de la tragique guerre civile syrienne, il ne peut y avoir aucune justification de leur barbarie et des souffrances qu’ils infligent au peuple syrien », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

« Je me félicite de la solidarité internationale pour faire face à ce défi, démontrée par l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité de la résolution 2170 il y a quelques semaines », a ajouté M. Ban.

« S’opposer aux groupes terroristes présents en Syrie exige une approche diversifiée », a-t-il souligné. « Cette approche doit viser à faire face aux risques immédiats en termes de sécurité, à faire cesser les crimes et atrocités et, sur le long terme, à éliminer les conditions qui permettent à ces groupes de prendre racine ».

Le Secrétaire général a exhorté les dirigeants mondiaux assemblés à New York, en particulier ceux qui participeront demain à la réunion au sommet du Conseil de sécurité sur les combattants terroristes étrangers, « à se mettre d’accord de manière décisive pour soutenir les efforts visant à affronter ces groupes ».

En tant que garant des principes de l’ONU, il a souligné combien « il importe que toutes les mesures prises soient pleinement conformes à la Charte des Nations Unies et que les actions entreprises le soient dans le respect du droit humanitaire international. »

« Je regrette toutes les pertes en vies civiles pouvant résulter de frappes contre des cibles situées en Syrie », a encore dit M. Ban, soulignant que « les parties impliquées dans cette campagne doivent se conformer au droit humanitaire international et prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter et minimiser les pertes parmi les civils. »

« Je sais que les frappes d’aujourd’hui n’ont pas été effectuées à la demande directe du gouvernement syrien mais je note que celui-ci en avait été informé à l’avance », a poursuivi M. Ban. « Je note également que ces frappes ont été effectuées dans des zones qui ne sont plus sous le contrôle effectif du gouvernement. Je considère comme indéniable – et ceci fait l’objet d’un large consensus international – que ces groupes extrémistes posent une menace immédiate à la paix et à la sécurité internationale », a-t-il conclu.

Selon la presse, l’armée américaine et cinq nations arabes ont, pour la première fois, mené en Syrie une trentaine de raids lundi sur des positions du groupe extrémiste l’Etat islamique d’Iraq et du Levant (EIIL) et une vingtaine à la frontière de l’Iraq.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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13/12/2017
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