Soudan du Sud : la Haut-Commissaire adjointe toujours préoccupée par la situation des droits de l'homme

Écouter /

Des garçons désoeuvrés au point d’escale de Torit. L’accès à un lieu sûr pour se reposer permet de réduire le risque d’exposition à la violence et aux abus pendant les mouvements de population.HCR/A.Coseac

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a tenu, ce mercredi 24 septembre à Genève, une Réunion débat sur la situation des droits de l'homme au Soudan du Sud. Dans sa déclaration liminaire, Flavia Pansieri, Haut-commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme, a indiqué que la situation au Soudan du Sud est un grave sujet de préoccupation, avec un niveau de violence critique, des meurtres de masse motivés par des considérations ethniques, des disparitions forcées ou des viols.

Si l'ampleur et la gravité des violations des droits de l'homme ont diminué par rapport aux premières semaines du conflit à la fin de l'année 2013, les civils continuent de payer un lourd tribu du conflit armé au Soudan du Sud. Devant le Conseil des droits de l'homme ce mercredi à Genève, la Haut-Commissaire adjointe a accusé les forces sécuritaires de Djouba et l'opposition armée de Reik Machar de continuer à mobiliser des forces pour consolider leurs bases respectives et de porter atteinte à la protection des civils.

A cet égard, Flavia Pansieri rappelle que ce conflit a déplacé plus de 1,5 million de personnes à l'intérieur du pays et 400.000 Sud-Soudanais se sont réfugiés dans les pays voisins.

Sur le terrain, les arrestations arbitraires, la torture et les mauvais traitements sont toujours monnaie courante. Cette grave détérioration des droits des droits humains se manifeste aussi par des violences sexuelles liées aux conflits et des fréquents affrontements intercommunautaires.

En conclusion, Flavia Pansieri demande au Soudan du Sud de ne pas répéter les erreurs du passé et de prendre des mesures concrètes pour en finir avec l'impunité et assurer la justice pour les victimes. Elle demande en outre à la communauté internationale de faire pression sur les dirigeants pour prévenir les violations des droits de l'homme.

Le Soudan du Sud est déchiré depuis la mi-décembre par un conflit émaillé d’atrocités entre les troupes fidèles au président Salva Kiir et celles de son ancien vice-président et rival, Riek Machar.

 

(Mise en perspective : Alpha Diallo, Genève, pour la Radio des Nations Unies)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...