Sommet 2014 sur le climat : le Gabon réduit son taux de déforestation, souligne Ali Bongo

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Photo: ONU/Fendi Aspara

Dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies mardi 23 septembre à New York lors du Sommet sur le climat, le Président Ali Bongo du Gabon a déclaré, entre autres que « Un pays couvert de 88% de forêts, aujourd'hui la forêt est un des éléments importants qui apportent des solutions. Nous avons fait des efforts pour que notre taux de déforestation soit de 0,01% montrant par là qu'il est possible de bien manager et de préserver les forêts mais en même temps d'avoir aussi une industrialisation, car aujourd'hui notre représente des revenus pour nous ».

« Ce que nous avons commencé à faire c'était d'abord d'interdire l'exportation brute des grumes pour que nous puissions aller vers des produits manufacturés qui nous donnent un meilleur accès au marché extérieur mais surtout qui crée des emplois » a-t-il ajouté.        

En convoquant le Sommet sur le climat, le Secrétaire général des Nations Unies espère susciter l'engagement des dirigeants et faire progresser la lutte contre les changements climatiques et les ambitions en la matière. Lors de ce Sommet, les dirigeants et représentants de tous les États Membres des Nations Unies, ainsi que du monde de la finance, des affaires et de la société civile et représentants locaux issus des secteurs public et privé, ont utilisé ce forum de discussion pour accélérer la mise en œuvre sur le terrain de mesures ambitieuses visant à réduire les émissions, à renforcer la résistance aux changements climatiques et à mobiliser les volontés politiques en faveur de la conclusion, d'ici à 2015, d'un accord juridique ambitieux à l'échelle mondiale qui limitera à moins de 2°C la hausse de la température mondiale.

Le Sommet est axé sur les mesures et les solutions pouvant être mises en œuvre par les États, pris individuellement ou collectivement, agissant en collaboration avec divers acteurs du secteur privé et de la société civile, en vue d'accélérer les progrès, notamment dans les domaines de l'énergie, des milieux urbains et des transports, de l'agriculture et la sylviculture durables, des activités d'adaptation et de réduction des risques de catastrophe ainsi que du financement de l'action climatique et des facteurs économiques.

Les Nations Unies indiquent que les changements climatiques ne sont pas un problème lointain. Ils nous concernent actuellement et ont des effets très concrets sur nos vies. Ils perturbent les économies nationales, nous coûtant très cher aujourd'hui et encore plus demain. Mais il est de plus en plus reconnu qu'il existe des solutions abordables et pouvant être reproduites à grande échelle qui nous permettront à tous de faire un bond en avant vers des économies plus propres et plus résilientes.

 (Interview : Ali Bongo Ondimba, Président du Gabon; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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20/10/2017
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