ONU : réunion historique des peuples autochtones

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Tadodaho Sid Hill, Chef de la nation Onondaga (UN Photo/Mark Garten)

Pour les peuples autochtones, la Conférence mondiale sur les peuples autochtones est l'aboutissement d'une lutte de longue date, signale une reconnaissance de la part des États nations et une ouverture pour que les peuples autochtones puissent avoir une participation directe aux prises de décisions, a affirmé le sénateur nommé pour la représentation des batouas auprès du sénat du Burundi,Vital Bambanze.

Le représentant des batoua du Burundi et Président du Comité de coordination des peuples autochtones d'Afrique, s'est joint aux milliers de délégués venus participer à la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones qu'accueille le Siège des Nations Unies, à New York, ce 22 et 23 septembre, l'occasion d'échanger leurs points de vue sur la réalisation des droits des peuples autochtones et de générer une déclaration finale précisant des actions spécifiques à prendre dans ce sens.

Les peuples autochtones représentent plus de 5.000 groupes distincts dans quelque 90 pays et comptent 370 millions de personnes. Ils sont cependant parmi les populations les plus vulnérables et défavorisés, avec un autochtone sur trois qui vit dans la pauvreté. Beaucoup ont du mal à rester sur leurs terres, à conserver le droit de leurs ressources naturelles, ou accéder à l'éducation, tandis que d’autres ont été privés de leurs terres, de leurs langues et traditions.

« Si on organise une réunion à un si haut niveau c'est pour rappeler à toutes les parties prenantes qu'il y a des peuples dont les droits ont été bafoués avec la marginalisation la discrimination et la non reconnaissance », a précisé le sénateur burundais d'origine batoua, ajoutant que pour les peuples autochtones il s'agit de réclamer les droits qui leur ont été niés à l'intérieur de leur propre nation.

Concernant la situation des autochtones dans son pays, Vital Bambanze a signalé que le fait d'avoir un sénateur pour les peuples autochtones est déjà signe de reconnaissance et de réparation pour panser les blessures du passé, mais les Batouas réclament néanmoins leur droit à la participation dans les instances de décision avec notamment une représentation au niveau de l'exécutif.

(Interview : Vital Bambanze, représentant des Batoua du Burundi, Président du Comité de coordination des peuples autochtones d'Afrique, et sénateur nommé pour la représentation des Batoua auprès du sénat du Burundi ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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20/10/2017
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