L’ONUSIDA nomme Victoria Beckham Ambassadrice itinérante

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Le Directeur exécutif d'ONUSIDA, Michel Sidibé (à gauche) et la nouvelle Ambassadrice itinérante de l'agence onusienne, Victoria Beckam. Photo ONUSIDA

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a nommé la créatrice de mode Victoria Beckham Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA. L’annonce de cette désignation a été faite au cours d’un évènement spécial qui s’est tenu à l’occasion de la 69ème Assemblée générale des Nations Unies à New York.

« Je rêve d’une génération sans VIH et je suis persuadé que Victoria Beckham va nous aider à atteindre cet objectif commun », a annoncé le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. « Sa créativité, son sens de l’innovation et son rayonnement vont amplifier nos efforts et nous permettre de faire un pas supplémentaire pour mettre fin à l’épidémie de sida ».

Dans son rôle d’Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA, Mme Beckham va oeuvrer pour que plus aucun enfant ne naisse avec le VIH et pour que les enfants et les femmes vivant avec et touchées par le VIH puissent avoir accès aux traitements et aux soins.

« C’est pour moi le début d’un important parcours. En tant que femme et mère j’ai le devoir de soutenir d’autres femmes », a déclaré Mme Beckham. « Je suis fière et honorée de servir l’ONUSIDA dans ce nouveau rôle afin d’aider à mobiliser des ressources, sensibiliser et émanciper les femmes et les enfants touchés par le VIH ».

En février de cette année, Mme Beckham a visité des cliniques au Cap, en Afrique du Sud, où elle a pu se rendre compte de l’importance de la thérapie antirétrovirale et constater que des enfants étaient laissés de côté dans l’accès au traitement.

L’administration d’une thérapie permet de réduire à moins de 5% le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Malgré cela, en 2013 un tiers des femmes enceintes vivant avec le VIH n’ont pu avoir accès à des traitements salvateurs et 240 000 enfants ont été infectés par le virus.

Au cours de cette même année, moins de la moitié des enfants exposés au VIH ont été dépistés dans le délai optimal de trois mois et seulement 24% d’entre eux ont eu accès à un traitement salvateur. Sans traitement, la moitié des enfants nés avec le VIH meurent avant l’âge de deux ans et la majorité avant l’âge de cinq ans.

Au cours des cinq dernières années, la fourniture de médicaments antirétroviraux aux femmes enceintes vivant avec le VIH a permis la naissance de 900.000 enfants non contaminés par le virus. L’ONUSIDA travaille avec ses partenaires pour garantir que tous les enfants, d’où qu’ils viennent, naissent sans le VIH, puissent avoir accès aux médicaments, aux soins et à l’appui dont ils ont besoin.

(Interview : Michel Sidibé, Directeur exécutif d'ONUSIDA; propos recueillis par Stéphanie Coutrix)

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20/10/2017
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