Liberia : les conséquences d'Ebola affectent profondément le pays, explique Landgren au Conseil de sécurité

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Karin Landgren, Représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la Mission des Nations Unies au Libéria. Photo : UN Photo/Eskinder Debebe

Karin Landgren a déclaré devant le Conseil de sécurité que la propagation de la maladie d'Ebola est sans pitié. Selon elle, le Ministère de la santé du Liberia estime que le nombre de cas signalés dépasse 2070, avec déjà plus de 1200 morts. Mais ces chiffres ne reflètent pas le vrai bilan de l’Ebola. La vitesse et l’ampleur de la perte en vies humaines, les répercussions économiques, sociales, politiques et de sécurité de la crise, affectent profondément le Libéria.

Contrairement à un tremblement de terre ou une inondation, cette crise se développe de façon exponentielle, a expliqué la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU et Chef de la MINUL, la Mission des Nations Unies au Liberia.

Les soins aux malades et l’enterrement des morts deviennent des traditions comportant désormais des risques. Le système de santé libérien était le plus faible de la région, en dépit d’une décennie d’efforts de partenariat. Maintenant, au moins 160 travailleurs de la santé ont contracté la maladie, et 80 sont morts, a-t-elle déploré.

Cette épidémie d'un taux sans précédent serait un très grand défi pour tout gouvernement ou toute société. Même si le Libéria et ses partenaires répondent à la maladie, la catastrophe continue de croître. C'est une tragédie pour un pays qui a connu tant d’épreuves.

Karin Landgren a conclu que la MINUL a promis d’apporter tout son soutien et continue d’examiner l’éventail des capacités que la Mission onusienne peut apporter afin de mettre fin à ce fléau qui doit impérativement être arrêté.

(Mise en perspective : Florence Westergard)

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20/10/2017
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