Ban Ki-moon demande aux Etats de réfléchir comment améliorer les opérations de maintien de la paix

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Des Casques bleus marocains de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Photo ONU/Catianne Tijerina

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a appelé vendredi les États du monde à réfléchir aux moyens d’améliorer les opérations de maintien de la paix de l’ONU, dans un monde en constante mutation où les missions onusiennes sont plus sollicitées que jamais mais aussi de plus en plus exposées aux risques.

« Le paysage sécuritaire mondial est en plein changement. Des conflits civils auxquels se combinent le terrorisme, la criminalité organisée et des crises sanitaires comme Ébola menacent des millions de personnes », a dit M. Ban lors d’un Sommet sur le maintien de la paix organisé à l’initiative des États-Unis en marge de l’Assemblée générale et auquel participait le Vice-président américain, Joe Biden.

Les missions de maintien de la paix de l’ONU « constituent une part importante de la réponse internationale à une grande variété de menaces », a dit Ban Ki-moon, relevant qu’actuellement, plus de 130.000 Casques bleus, policiers et employés civils étaient déployés à travers le monde, nombre sans précédent dans l’histoire de l’ONU.

Il a souligné que ces missions étaient chargées de tâches de plus en plus variées, allant du désarmement aux réformes du secteur sécuritaire d’un pays et à toutes sortes de fonctions de stabilisation. « Les risques sont également croissants », a-t-il noté. « Du Mali aux hauteurs du Golan, les soldats de maintien de la paix travaillent dans des environnements où ils sont eux-mêmes la cible d’attaques », a-t-il dit en remerciant les pays contributeurs ainsi que les hommes et femmes qui sont déployés sous le drapeau de l’ONU.

Pour améliorer les opérations de maintien de la paix, le chef de l’ONU a énuméré six nécessités cruciales :

- Une réponse rapide, incluant des troupes et la capacité de les déployer en temps utile à l’endroit adéquat.

- Une plus grande mobilité, essentiellement grâce à des hélicoptères.

- Un soutien médical renforcé.

- Une meilleure protection contre les engins explosifs artisanaux.

- Une meilleure information et analyse, notamment sur la criminalité organisée.

- Un partenariat renforcé avec les organisations régionales, en particulier en Afrique.

A ce dernier sujet, le lancement récent du Partenariat pour une réponse rapide pour le maintien de la paix en Afrique par les États-Unis et six autres pays « est très prometteur », a déclaré Ban Ki-moon.

Appelant chaque État Membre à envisager ce qu’il peut apporter à la cause du maintien de la paix, Ban Ki-moon s’est félicité de l’annonce récente par le Mexique qu’après avoir résolu un problème d’ordre constitutionnel qui l’empêchait de participer au maintien de la paix, il allait désormais pouvoir le faire.

Mais rien n’est possible sans « un fort soutien politique et diplomatique », a noté M. Ban.

« De plus en plus, des missions sont déployées dans des endroits où il n’y a pas de paix à maintenir, pas d’accord de paix à défendre et où de graves exactions sont commises contre les civils. Avec de tels enjeux, les divisions au sein du Conseil de sécurité et des membres de l’ONU en général peuvent avoir un coût très élevé. Nous devons fortifier l’esprit de responsabilité collective qui est au cœur du concept de maintien de la paix », a-t-il affirmé.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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19/10/2017
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