Avant le début de la 69ème session de l'AG : Ban Ki-moon prône l'unité face aux défis mondiaux actuels

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Le Secrétaire général Ban Ki-moon, Photo ONU/Mark Garten

A New York, le Secrétaire général des Nations Unies s'est exprimé mardi lors d'une conférence de presse sur ses priorités au cours de la 69ème session de l'Assemblée générale, dont les travaux vont débuter le 16 septembre.

Le Secrétaire général a épinglé les principaux sujets qui seront discutés à l'Assemblée générale, parmi lesquels la propagation rapide de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Ban Ki-moon, a estimé qu’il fallait une réponse internationale exceptionnelle à cette crise exponentielle.

« Des contributions généreuses sont annoncées chaque jour mais nous avons beaucoup de choses à faire pour fournir les services sanitaires, la nourriture, l’eau, l’assainissement et les fournitures nécessaires », a dit le Secrétaire général lors de la conférence de presse.

« Nous ne pouvons pas laisser aux interdictions concernant les voyages et les transports nous ralentir. Nous devons isoler les personnes touchées par Ebola, pas des pays qui se battent pour surmonter l’épidémie », a-t-il ajouté.

L’épidémie d’Ebola continue de se propager en Afrique de l’Ouest avec près de 5.000 personnes infectées et plus de 2.400 morts en Guinée, au Libéria, au Nigéria, au Sénégal et en Sierra Leone. Environ 60 à 70% des personnes infectées ne survivent pas.

Selon le Secrétaire général, « il ne s’agit pas seulement d’une crise sanitaire. L’épidémie a des conséquences humanitaires, économiques et sociales graves qui pourraient se propager au-delà des pays touchés. »

Le Secrétaire général a rappelé que le Conseil de sécurité tiendrait une réunion d’urgence jeudi sur Ebola, au cours de laquelle la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, et lui-même présenteront le programme d’action internationale pour contenir cette menace.

Lors de la conférence de presse, Ban Ki-moon a évoqué d'autres sujets. Il s'agit notamment du changement climatique, de la violence horrible en Syrie et en Irak avec l'émergence des organisations terroristes.

Tout en saluant le consensus international croissant d’agir contre cette grave menace à la paix et à la sécurité mondiale et régionale, Ban Ki-moon a déploré la violence continue au Mali, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, et n'a pas oublié le Nigeria avec la menace croissante de Boko Haram.  « Nous ne laisserons pas ces crises oubliées – et nous allons nous rencontrer la semaine prochaine au plus haut niveau afin de déterminer ce que nous pouvons faire », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général a indiqué que la situation dans et autour de l’Ukraine reste volatile. En Libye, l’ordre s’effondre. Et qu'à la suite d’une nouvelle guerre inutile et dévastatrice dans la bande de Gaza, les Israéliens et les Palestiniens semblent plus polarisé que jamais », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a précisé que « plus de 140 chefs d’Etat ou de gouvernement seront présents. Les dirigeants de la société civile, des chefs et autres personnalités mondiales influentes seront également ici ».

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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20/10/2017
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