RCA : « le chemin sera long et difficile », selon l'ONU

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La tenue du Forum de Brazzaville et la signature de l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet ont marqué le début d’un processus politique qui est essentiel à une stabilité durable en République centrafricaine (RCA), a déclaré mardi le Représentant spécial des Nations Unies dans ce pays, en présentant le dernier Rapport du Secrétaire général aux membres du Conseil de sécurité.

Pour le Général Babacar Gaye, les discussions avant, pendant et après le Forum de Brazzaville témoignent du long chemin qu’il reste à parcourir et du rôle essentiel de la Médiation internationale à cet égard.

Aussi les réactions négatives qu'a suscité la nomination le 10 août dernier d'un nouveau Premier ministre, notamment par les ex-Seleka et les partis d'opposition invités à faire partie du gouvernement, sont « très préoccupantes » pour le Représentant spécial qui a souligné l'importance d’avoir un gouvernement « inclusif et respectueux des intérêts de tous les acteurs ».

« Seul un gouvernement inclusif est en mesure de faire avancer et aboutir la transition », a affirmé le général devant les quinze.

Il faut désormais diffuser les dispositions de l'Accord et mettre en place un comité de suivi et enquêter sur d'éventuelles infractions, mais cela « n'est pas chose facile » dans un pays où les signataires n'ont pas le contrôle de tous leurs éléments sur le terrain et où 70% de la population n'a accès à aucun média, a souligné Babacar Gaye.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) s'est à cet égard engagée à établir sa propre capacité radiophonique à l'échelle nationale.

Le Représentant spécial a signalé une amélioration de la situation sécuritaire mais a averti que celle-ci demeurait extrêmement volatile.

La situation des droits de l'homme aussi demeure critique avec le cycle des violences sectaires qui se perpétuent dans beaucoup de contrées où l'autorité de l'État manque.

Enfin, avec 2,5 millions de personnes tributaires d'une assistance humanitaire urgente, les besoins humanitaires dans tous les secteurs restent immenses.

A moins de quatre semaines du transfert de l'autorité de la MISCA à la MINUSCA, la MINUSCA s'efforce d'établir sa présence en dehors de la capitale, notamment à travers l'ouverture de quatre bureaux à Bouar, Kaga, Bandoro et Bria.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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19/12/2014
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