L’OIM aide les réfugiés syriens en Turquie du Sud-Est

Écouter /

Un homme syrien tient tient son bébé de deux semaines au camp de réfugiés de Kahramanmaras, dans sud de la Turquie. © UNHCR/A.Branthwaite

Ces neuf derniers mois, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aidé plus de 30 000 réfugiés syriens vulnérables vivant dans des camps de réfugiés à l’extérieur de la province de Hatay en Turquie. L'aide a été concentrée dans les districts de Kirikhan, Kumlu et Hassa.

Environ 90% des 150 000 réfugiés syriens en quête d’asile en Turquie vivent en dehors des camps officiels. Contrairement aux personnes vivant dans les camps, qui reçoivent une assistance à la fois du gouvernement turc et des organismes internationaux, la plupart de ceux qui vivent en dehors des zones urbaines et rurales ont du mal à accéder à l’aide.

Beaucoup vivent en dehors des camps dans des maisons louées dans les zones urbaines ou dans des bâtiments abandonnés. Après trois ans de conflit en Syrie et toujours pas de possibilité de retour, la plupart ont épuisé toutes leurs économies.

Certains travaillent, mais illégalement, car la Turquie ne permet pas aux réfugiés de travailler. S’ils ont un emploi, ils sont généralement payés moitié moindre que les ressortissants turcs. Par conséquent, les revenus des ménages sont minimes ou inexistants et de nombreuses familles ont peu de nourriture.

L’OIM fournit des bons aux familles extrêmement vulnérables. Il s’agit notamment de ceux qui n’ont aucun revenu, les personnes handicapées physiques ou mentales, les familles nombreuses ou des familles dirigées par des femmes avec de jeunes enfants. Les bons peuvent être utilisés pour acheter de la nourriture directement sur les marchés.

Les bons sont principalement utilisés pour acheter du riz, de la farine, du sucre, du thé, du fromage, du lait et autres produits de base. D’avril à la fin juillet près de 3 000 ménages (17 344 personnes) ont bénéficié de ce programme.

L’OIM a fait des évaluations de maison à maison pour identifier les familles dans le besoin et fournir une aide non alimentaire, notamment des couvertures, des matelas, des tapis, des coussins, du linge de lit et des couches pour bébés et autres articles pour l'hiver y compris des poêles et du charbon.

Les ménages ont reçu de l’aide en fonction de leurs conditions de vie, de la taille de la famille et de leur vulnérabilité et des besoins exprimés. La plupart des personnes aidées vivent dans des logements pauvres, y compris des bâtiments abandonnés, des structures inachevées ou des abris en forme de tente de fortune.

Le travail de l’OIM est financé par la Commission européenne de l’aide humanitaire et de la protection civile (ECHO). L’OIM continue d’évaluer les besoins des nouveaux arrivants. L’OIM a également utilisé les fonds d'ECHO, de novembre au 31 juillet 2014 pour soutenir 23.600 Syriens vivant dans le camp de Adiyaman en leur facilitant l’acccès et le transport vers les services médicaux et sociaux de la ville de Adiyaman. Le camp est situé à près de 40 kilomètres du centre-ville.

(Extrait sonore : Christiane Berthiaume, porte parole de l'OIM)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...