Libye /Tunisie : l'OIM attentive aux flux de populations cherchant à fuir les violences

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© HCR/A.Duclos

L'impact de la situation sécuritaire en Libye sur les mouvements de population, notamment vers la Tunisie, inquiète le système des Nations Unies et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a déclaré la Cheffe du bureau de l'OIM à Tunis.

Depuis juin quand la situation a commencé à se dégrader en Libye, le système des Nations Unies dont le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), avec l'OIM, a mené une évaluation des flux potentiels de population libyenne, migrante ou refugiée qui pourrait découler des violences.

Il y aurait environ 2.200.000 travailleurs étrangers en Libye selon l'enquête auprès des ambassades menée en juin, dont 1,4 million d’Égyptiens.

Selon l'OIM l'on registre actuellement près de 15.000 personnes cherchent chaque jour à quitter la Libye, ce qui représente une hausse par rapport aux flux réguliers.

Pour le moment l'OIM apporte un appui logistique aux ressortissants des divers pays, dont les Philippines ou le Sri Lanka, qui ont sollicité l'aide de l'Organisation. Cet appui comprend l'aide la facilitation de visa de transit à travers la Tunisie, la réservation des billets d'avion, le transport de l'aéroport à Tunis lorsqu'il y a nécessité de rester sur place, ou encore un logement.

Le fermeture de l'aéroport à Tripoli est un facteur qui complique les départs, déplore l'OIM. Certains pays envisagent de faire partir leurs ressortissants par la mer, en fonction du volume de personnes à évacuer.

Pour l'instant ni la Tunisie ni la Libye n’ont déclaré un état d'urgence, souligne l'OIM, et beaucoup de gens attendent de voir s'ils peuvent rester jusqu’à ce que les choses se calment.

(Interview : Lorena Lando, cheffe du bureau de l'OIM à Tunis; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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19/12/2014
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