Libye : l'OIM alarmée par la situation des civils piégés par les combats

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Photo : HCR/L.Dobbs

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique qu'en Libye, alors que Tripoli continue d'être le théâtre de combats entre les différentes milices rivales, environ 10.000 familles et de nombreux ressortissants étrangers ont déjà fui. Les autorités libyennes ont mis en garde contre le risque d’une catastrophe humanitaire si la bataille se poursuit entre les milices.

La fourniture de carburant, d’eau et d’électricité à Tripoli est fortement perturbée. La quasi-totalité des magasins dans certaines parties de Tripoli est restée fermée et les prix ont triplé. La plupart des routes permettant aux Libyens se se rendre à Zawia et le point de passage de la frontière tunisienne à Ras Adjeer sont toujours bloqués par les dunes de sable et des contenants vides servant d'obstacles.

Comme les affrontements armés à Tripoli et Benghazi se sont intensifiés, il y a eu un flux constant de Libyens et de ressortissants égyptiens à la frontière aux deux principaux points de passage terrestres vers la Tunisie. L'Égypte évacue ses ressortissants vers la Tunisie. Les autorités algériennes ont dit qu’elles avaient rouvert la frontière de Debdeb avec la Libye – qui était fermée depuis le mois de mai. Plus de 700 citoyens des Philippines vont être rapatriés à Manille.

L’ONU et l’OIM ont effectué une mission d’évaluation conjointe de la ville libyenne de Zwara situé à 60 kilomètres de la frontière de la Libye et de la Tunisie. Les gens avaient un besoin urgent de nourriture, de kits d’hygiène et de médicaments. Les autorités et les représentants de la société civile ont été confrontés à beaucoup de pression pour accueillir un nombre croissant de familles qui ont fui Tripoli et ne sont pas en mesure d’étendre le soutien nécessaire aux migrants de pays tiers (RPT) en provenance de la Somalie, de l’Erythrée, de l’Ethiopie, du Congo et du Togo qui ont également fui la capitale. L’OIM a fourni des kits d’hygiène et un soutien psychosocial aux personnes, mais à un accès encore difficile à Tripoli en raison de la situation sécuritaire.

(Extrait sonore : Christiane Berthiaume, porte-parole de l'OIM)

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20/11/2014
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