Gaza / UNICEF : 70% des enfants tués avaient douze ans ou moins

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Mohammed Fakhri Naim, 3 ans, se remet des blessures qu’il a subi au cours de tirs de missiles sur une école où il avait trouvé refuge avec sa famille. ©UNICEF/NYHQ2014-1012/d'Aki

Le nombre d'enfants tués est désormais supérieur à celui de l'Opération plomb-durci en 2009 et le chiffre risque de continuer d'augmenter comtpe tenu des forts combats qui se poursuivent à Rafah, a indiqué ce lundi le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

A l'heure actuelle l'UNICEF a confirmé la mort de 392 enfants à Gaza, alors qu’au moins 2.500 enfants ont été blessés.

« On parle d'enfants très jeunes, puisque 70% des enfants tués avaient 12 ans ou moins, la plus jeune victime avait 1 mois, et nous vérifions un cas pour un bébé de cinq jours » a souligné la porte-parole de l'UNICEF Palestine, Catherine Weibel, lors d'un entretien avec la Radio des Nations Unies.

En plus des lourdes pertes en vies humaines chez les très jeunes, l'UNICEF signale que près de la moitié des enfants de Gaza, soit 400.000 enfants, sont aujourd'hui en état de choc et ont besoin d'un appui psychologique.

Plus du quart des habitants e Gaza sont aujourd'hui déplacés et s'abritent là où ils pensent être en lieu sûr, notamment dans les écoles.

« Hier pour la troisième fois des enfants ont été tués ou blessés dans une école de l'ONU », a dénoncé Catherine Weibel, ajoutant que les écoles devraient être des sanctuaires.

« Une école ne devrait pas être utilisée, elle ne devrait pas non plus être attaquée par aucune partie au conflit » a-t-elle déclaré.

Selon l'UNICEF, les gens vivent un quotidien très difficile. Ils ont l'impression qu'il n'y a aucun endroit où ils sont en sécurité Depuis presqu'un mois ils subissent le bruit des frappes aériennes jour et nuit, ils ont également de plus en plus de difficulté à trouver de la nourriture, les installations d'eau sont dans un état catastrophique et il n'y a quasiment plus d'électricité.

A l'heure actuelle le Fonds arrive à apporter une aide à Gaza City mais sa capacité à joindre les familles reste très limitée. Sur les 120 cellules d'appui psychologique déployées, par exemple, seule la moitié arrivent à opérer en raison des conditions sécuritaire, explique l'UNICEF.

« Nous arrivons de manière sporadique à nous rendre sur le terrain mais c'est très limité » a déploré la porte-parole de l'UNICEF Palestine, ajoutant « nous avons besoin de corridors humanitaire à Gaza aujourd'hui ».

(Extrait sonore : Catherine Weibel, porte-parole UNICEF Palestine; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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21/11/2014
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