Gaza : le chef de l’UNRWA appelle à changer la façon de concevoir les choses

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L'UNRWA estime que 17.000 maisons ont été détruites ou endommagées à Gaza par les récents combats. Photo UNRWA/Shareef Sarhan

Préoccupé par le grand nombre de victimes civiles et l’ampleur des destructions causées par les combats à Gaza, le chef de l’Office de travaux et de secours des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), Pierre Krähenbühl, a exhorté mardi la communauté internationale à changer sa façon de concevoir les choses.

« En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, mettons de côté la politique et concentrons-nous sur l’impact humain, sur l’urgence de concevoir un ‘new deal’ pour tous ceux qui sont affectés par le conflit à Gaza », a dit M. Krähenbühl dans un communiqué de presse.

« La leçon du mois dernier est que des millions de civils méritent mieux. Nous avons maintenant une opportunité à saisir », a-t-il ajouté.

Selon l’UNRWA, environ 17.000 maisons ont été détruites ou endommagées par les récents combats, laissant 100.000 personnes sans abri.

Selon Pierre Krähenbühl, « Gaza a besoin de rien moins qu’un ‘new deal’ : relèvement et reconstruction », en référence à la politique interventionniste mise en place par le gouvernement américain pour lutter contre les effets de la Grande Dépression dans les années 1930 aux Etats-Unis.

M. Krähenbühl est arrivé à Gaza le 16 août pour évaluer la situation. Lors de sa visite de deux jours, il a rencontré les autorités palestiniennes, des représentants de la société civile, les familles des 11 employés de l’UNRWA tués pendant le conflit, et a visité des abris de l’agence onusienne.

« Il s’agit de mon troisième voyage à Gaza depuis le début des combats et j’ai été frappé par l’ampleur des destructions », a-t-il dit. « Nous devons repenser le paradigme de Gaza qui a vu des milliers de civils tués et blessés et tant de destructions, dans une explosion de violence qui éclate tous les deux ou trois ans. »

Il a réitéré son appel au respect du droit international et à une paix durable dans la région. « Gaza doit avoir sa liberté; la liberté d’accès, la liberté de circulation, la liberté d’importation et d’exportation, la liberté de ne pas dépendre de l’aide », a-t-il déclaré.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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22/12/2014
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