Afrique: Contrôler l'épidémie d'Ebola, un défi pour l'Afrique de l'Ouest

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Source: Banque mondiale

Alors qu'au dernier bilan, le virus Ebola a déjà fait 887 victimes en Afrique de l’Ouest, le Groupe de la Banque mondiale a promis un financement d’urgence de 200 millions de dollars pour aider la Guinée, le Libéria et le Sierra Leone à contenir la propagation du virus, soutenir les populations pour faire face à l’impact économique de l’épidémie et améliorer les systèmes de santé publique dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, a précisé que le Groupe de la Banque mondiale intensifierait l’appui apporté aux dispositifs de protection sociale en faveur des communautés et des familles affectées, et qu’il contribuerait au renforcement des systèmes de santé publique d’Afrique de l’Ouest afin de consolider les capacités globales de lutte contre la maladie dans la région. En effet, il craint que «davantage de vies ne soient en péril si nous ne parvenons pas à enrayer la propagation du virus », et a ajouté « J’ai suivi d’heure en heure ses coups mortels et suis profondément attristé par les ravages qu'il provoque chez les agents de santé, les familles et les communautés, les bouleversements qui s’ensuivent dans le quotidien des populations et l’effondrement des systèmes de santé déjà fragiles des trois pays. »

Enfin le président Kim a est convaincu que «cette nouvelle aide d’urgence de la Banque mondiale fera toute la différence dans les interventions engagées pour confiner le virus au sein des frontières de la Guinée, du Libéria et du Sierra Leone, ce qui empêchera de nouvelles infections dans les pays voisins à risque ».

Face aux ravages directs et indirects provoqués par le virus sur l’économie de la Guinée, du Libéria, du Sierra Leone et des pays voisins, l’aide d’urgence du Groupe de la Banque mondiale permettra aux pays et aux populations de mieux faire face aux difficultés financières dues à l’épidémie.

D’après une première évaluation réalisée par la Banque mondiale et le FMI, la croissance du PIB de la Guinée pourrait perdre un point entier de pourcentage et chuter de 4,5 à 3,5%. L’agriculture des trois pays a également souffert, car les travailleurs ruraux ont déserté les exploitations dans les zones frappées par le virus. À ce jour, aucun impact mesurable n’a encore été ressenti sur les approvisionnements alimentaires.

Le commerce transfrontalier s’est considérablement ralenti depuis que les points de passage terrestres vers les autres pays ont été fermés et que des vols ont récemment été annulés. Le trafic aérien international vers les pays touchés s’est sensiblement raréfié, ce qui entraîne une baisse des recettes et des entrées de fonds, et de nombreux projets réalisés avec le concours d’expatriés ou de voyageurs commerciaux ont dû réduire leurs opérations. Dans le secteur minier, on constate une chute de production notable tandis que l’évacuation des spécialistes expatriés se poursuit. Au Libéria, des écoles ont été fermées après que le gouvernement a déclaré l’état d’urgence.

(Production: Amelody Lee; narration: Anne Senges pour la Banque mondiale)

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26/11/2014
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