Afghanistan : l’ONU condamne un incident dans un centre de vérification des résultats de l’élection

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La Commission électorale indépendante d'Afghanistan vérifie les résultats du second tour de l'élection présidentielle. Photo MANUA/Fardin Waezi

La Mission des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a condamné mercredi un affrontement entre des partisans d’un candidat à l’élection présidentielle, Abdullah Abdullah, et des employés de la Commission électorale indépendante (CEI) qui a fait plusieurs blessés dans un centre de vérification des résultats du second tour de l’élection à Kaboul.

« L’ONU déplore la violence qui a eu lieu », a dit le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan, Jan Kubis, dans un communiqué de presse. Ce n’est pas la première fois que des représentants des équipes de campagne ont des échanges animés qui deviennent violents, a noté la MANUA.

« Toutes les parties impliquées dans ce processus, qu’il s’agisse des équipes de campagne, de la CEI, de l’ONU et des observateurs, doivent respecter les codes de conduite et se comporter avec professionnalisme », a ajouté M. Kubis. « Ils doivent se traiter mutuellement avec respect. Les personnes chargées de superviser les groupes respectifs ont pour responsabilité de les guider, de contrôler la situation, et de ne pas laisser les différends dégénérer en confrontation ».

La MANUA s’est félicité de l’accord visant à établir un comité mixte pour enquêter sur l’incident de mardi soir. Elle a demandé que des mesures soient prises pour prévenir de tels incidents à l’avenir et pour s’assurer que le processus de vérification se déroule rapidement dans des conditions de respect mutuel, de dignité et de sécurité.

Plus de 12.000 des 22.828 urnes électorales ont à ce jour été vérifiées dans le cadre du processus supervisé par l’ONU, avec des partenaires nationaux soutenus par plus de 150 experts de l’ONU.

Par ailleurs, la MANUA s’est dit préoccupée par les actes d’intimidation visant un journaliste américain du New York Times, Matthew Rosenberg.

« Les tentatives visant à empêcher un représentant des médias d’exercer librement son travail montrent un mépris inquiétant pour la liberté d’expression », a déclaré M. Kubis.

M. Rosenberg a été informé mardi qu’il ne serait pas autorisé à quitter l’Afghanistan parce qu’il faisait l’objet d’une enquête pour des raisons non spécifiées concernant un article qu’il avait écrit la veille. Mercredi, le bureau du procureur général a annoncé qu’il serait expulsé dans les 24 heures pour avoir refusé de les aider dans leur enquête.

La Mission de l’ONU a exhorté les autorités afghanes à protéger la liberté des médias dans le pays.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/09/2014
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