RDC/Nord-Kivu: les autorités coutumières s'inquiètent du départ des casques bleus de Kashebere

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Troupes de la MONUSCO déployées en RDC (Photo : Radio Okapi/ Sylvain Liechtin)

En République démocratique du Congo (RDC), les autorités coutumières de Walikale s'inquiètent du départ des casques bleus de la Mission des Nations Unies (MONUSCO) de la localité de Kashebere dans le groupement de Luberiki, en territoire de Walikale (Nord-Kivu). Cest depuis le début de cette semaine que les casques bleus sud-africains de la brigade d'intervention de la Monusco qui y étaient déployés sont en train d'être redéployés à Pinga. Pour Alexandre Bamongo, chef coutumier de Luberiki, le départ de ces casques bleus risque de replonger son groupement dans l'insécurité causée par les groupes armés.

«Il y a encore des poches de résistance des groupes armés résiduels dont les Maï-Maï du Mouvement armé pour le changement et ceux de Cheka qui rôdent autour du groupement Luberiki », a déclaré à Radio Okapi mercredi 30 juillet Alexandre Bamongo. Selon lui, cette partie de la province du Nord-Kivu échappe à l'autorité de l'État.

Une autre autorité coutumière de la région, le Mwami du groupement Ihana, craint que ces groupes armés réoccupent leurs anciennes positions. Il explique que les effectifs des Forces armées de la RDC (FARDC) sont réduits dans cette partie du Nord-Kivu.

«Ce contingent nous a aidés à libérer Luberiki ainsi que la partie Sud du groupement Ihana. Grâce au support logistique qu'ils ont apporté aux FARDC, cela a permis à ce que les FARDC puissent débouter les Maï-Maï Cheka et leurs alliés Raïa Mutomboki hors de nos deux entités. Dès que les bandits apprendront que les Sud-africains viennent de partir, ils n'hésiteront pas à revenir attaquer le groupement Luberiki», a expliqué ce chef local.

De son côté, le porte-parole militaire de la MONUSCO pense qu'il est tout à fait logique que les forces de la MONUSCO soient redéployées là où les besoins se font encore sentir.

Le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, colonel Olivier Hamili, estime pour sa part que la sécurité générale des espaces libérés est actuellement assurée par la police nationale congolaise.

(Correspondance de Gisèle Cage, pour Radio Okapi)

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21/11/2014
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