Mali : “la paix doit se faire de l'intérieur”

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La police de la MINUSMA en patrouille à Gao au Mali – UN Photo/Marco Dormino

Le 18 juin 2013, un accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali est signé à Ouagadougou, au Burkina Faso. C'est un succès retentissant pour le Mali bien sûr mais aussi pour ceux qui ont accompagné le pays et facilité la conclusion de cet accord, en particulier le Burkina Faso, agissant au nom de la Communauté de développement économique de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ainsi que l'Union africaine, l'Union européenne, et bien sur les Nations Unies.

La signature de l'accord de paix est un franc succès qui permet de préparer le terrain pour la nouvelle mission de maintien de la paix – la MINUSMA. En effet, suite à une décision du Conseil de sécurité du 25 avril 2013, les forces africaines de la MISMA passent, le 1er juillet 2013 sous le drapeau des Nations Unies. Une transition qui se fera sans encombre grâce à une préparation exemplaire.

Pour coordonner la nouvelle mission, le Secrétaire général des Nations Unies, nomme comme Représentant spécial, Bert Koenders. Le diplomate néerlandais, qui dirigeait jusqu'à présent l'ONUCI en Côte d'Ivoire, est mandaté pour assurer les bons offices entre l'État malien et les groupes armés il doit aussi et surtout s'assurer d'un travail d'ensemble. Il faut aussi veiller à assurer la coordination et la coopération avec le gouvernement dans tout le travail effectué par la MINUSMA. Le bon fonctionnement de la mission en dépend.

Au chapitre des faits marquants de cette première année de la MINUSMA, qui est désormais forte de 11 000 Casques bleus, de

1 000 policiers et de 1 600 civils, il importe de souligner la tenue et la réussite de l'élection présidentielle puis des législatives, qui occupent une place de choix.

Le rétablissement de l'état de droit et le retour de l'administration dans les zones anciennement occupées, la remise à niveau et la réforme de la justice dans ces zones sont les principaux défis que le Mali doit relever.

Autre bilan positif de la MINUSMA cette année : les progrès importants réalisés dans l'intégration des femmes au processus de réconciliation nationale. Car, dans cette crise politique et sécuritaire que le Mali traverse depuis avril 2012, les femmes sont les premières victimes.

En tout cas, selon le Représentant spécial des Nations Unies au Mali, Bert Koenders, « la paix ne se fait pas de l'extérieur, on ne peut pas imposer la paix, on peut être un petit pont sur lequel les Maliens peuvent se retrouver. Je crois que c'est possible, ce pays a une grande tradition de vivre ensemble, mais aussi de rébellions ; et je crois que la présence de la communauté internationale et des Nations Unies est une chance historique pour que les Maliens parviennent à une paix durable et définitive. »

(Présentation Jérôme Longué ; reportage au Mali d'Hélène Papper pour la MINUSMA)

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20/10/2017
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