Iraq/Mossoul: le Conseil de sécurité préoccupé par la situation des minorités

Écouter /

Une femme iraquienne de Mossoul avec son fils dans le camp de transit de Garmava, sur la route entre Mossoul et Duhok. Photo HCR/S. Baldwin

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé lundi soir leur préoccupation concernant la situation dans la ville de Mossoul en Iraq où les minorités religieuses et ethniques sont menacées par le groupe armé l’État islamique en Iraq et au Levant (EIIL).

Ce dernier a lancé un ultimatum aux chrétiens soit de quitter la ville, de payer un impôt spécial, de se convertir à l’islam, ou de faire face à une exécution imminente.

Les quinze s'inquiètent également de la situation précaire de tous ceux qui s’opposent à l’idéologie extrémiste de l’EIIL, qui sont menacés d’enlèvement, de meurtre, de confiscation de leurs biens. À Mossoul, les maisons de certains membres des minorités confessionnelles ont été marquées.

Dans une déclaration à la presse les membres du Conseil de sécurité regrettent qu'au cours des dernières semaines, les communautés minoritaires qui ont vécu ensemble pendant des centaines d’années à Mossoul et dans la province de Ninive aient été directement ciblées, attaquées et persécutées par l’EIIL et les groupes armés associés. Des dizaines de milliers de membres de ces minorités ethniques et religieuses ont été déplacés ou contraints de fuir, tandis que d’autres ont été enlevés et exécutés, a précisé le Conseil.

Le Conseil condamne dans les termes les plus forts la persécution systématique des individus issus des minorités et de ceux qui refusent d’accepter l’idéologie extrémiste de l’EIIL et des groupes armés associés en Iraq.

Ils rappellent que le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations constitue l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité au niveau international, et que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quelle que soit leur motivation. Les quinze ont également réaffirmé que le terrorisme ne peut pas et ne doit pas être associé à une religion, nationalité ou civilisation.

Les attaques systématiques ou généralisées contre des populations civiles en raison de leur origine ethnique, leurs croyances religieuses ou opinions peuvent constituer un crime contre l’humanité, dont les auteurs doivent être tenus responsables.

Tous les groupes armés, y compris l’EIIL et les groupes armés associés, doivent respecter le droit international humanitaire et protéger les civils vivant dans les zones qu’ils contrôlent, ont souligné les membres du Conseil.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...