Haïti : il faut des solutions durables pour les déplacés, selon Chaloka Beyani

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Une mère et son enfant dans un camps de déplacés à Port au Prince en Haïti en 2011 – UN Photo/Logan Abassi

Quatre ans après le séisme, il est temps de passer d’une approche principalement humanitaire à une approche de développement, a déclaré vendredi l’expert indépendant des Nations Unies Chaloka Beyani, en lançant un appel en faveur de la recherche de solutions durables pour les personnes déplacées internes et les couches vulnérables de la population en Haïti.

« La simple fermeture des camps ne signifie pas que des solutions durables pour les déplacés ont été trouvées », a souligné Chaloka Beyani. « Bien que le nombre de déplacés ait baissé de 1,5 million de personnes après le séisme à environ 100.000 aujourd’hui, il reste beaucoup à faire » a-t-il ajouté.

Pour atteindre cet objectif, l’expert a recommandé qu’une évaluation soit faite afin d’identifier les besoins des différentes catégories de personnes déplacées internes en matière de solutions durables et pour connaître l’emplacement de celles qui vivent hors des camps. Il a aussi réclamé qu’un sondage destiné à connaître leurs intentions soit effectué sur une base consultative et participative afin de savoir quelle solution durable pourrait leur convenir.

Le Rapporteur spécial s’est félicité de la constitution de groupes sectoriels et de comités interministériels chargés de coordonner les activités de développement.

Au cours de sa visite d’une semaine, le Rapporteur spécial a notamment rencontré des membres du gouvernement haïtien et la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, Sandra Honoré, ainsi que des représentants de la société civile. Il a visité des camps et des sites de déplacés internes ainsi que le quartier de Canaan à Port-au-Prince.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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15/12/2017
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