Gaza : l'ONU dénonce des nouvelles frappes contre des locaux onusiens

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Des familles de déplacés prennent refuge dans une école de l’ONU dans la ville de Gaza. © Shareef Sarhan/UNRWA Archives

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a dénoncé mercredi de nouvelles frappes contre des locaux des Nations Unies dans la bande de Gaza, notamment sur une école abritant des déplacés.

« Je suis alarmée par l’intensité de la violence à Gaza après un bref cessez-le-feu humanitaire. Aujourd’hui, une autre école servant d’abri a été frappée en violation flagrante du droit international. Davantage d’enfants, de civils ont été tués et blessés », a déclaré Valerie Amos dans une déclaration à la presse.

Les bureaux, à Gaza, du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO) et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont également été frappés à cinq reprises mardi entre 1h00 et 2h00 du matin, a indiqué la cheffe des affaires humanitaires onusienne. Le bâtiment principal et des véhicules des Nations Unies ont été endommagés.

« Les gardes de l’UNSCO qui travaillaient dans une salle sécurisée du complexe n’ont heureusement pas été touchés », a dit le Coordonnateur spécial, Robert Serry, dans un communiqué de presse.

Valérie Amos a également noté que la seule centrale électrique de Gaza a été frappée et ne devrait pas fonctionner dans un « avenir prévisible », ce qui fait que la plupart des maisons n’auront que deux heures d’électricité par jour.

La Secrétaire général adjointe a souligné que davantage de familles sont déplacées chaque jour, alors que le nombre total de déplacés actuellement s’élève à plus de 250.000 personnes, dont 200.000 dans des abris de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Cela représente plus de 10% de la population totale de Gaza.

« Etant donné la détérioration de la situation humanitaire, les besoins des gens vont continuer d’augmenter », a dit Mme Amos. « J’espère que tous ceux qui ont de l’influence sur les parties impliquées dans ce conflit continueront à faire tout leur possible pour se mettre d’accord sur un cessez-le-feu durable et mettre fin à ce conflit. ».

(Extrait sonore : Jans Laerke, porte-parole du Bureau des affaires humanitaires (OCHA) à Genève ; propos recueillis par Patrick Maigua)

 

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19/09/2014
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