AIEA : l'apport incontournable de la criminalistique nucléaire contre les trafics de matière fissile

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Des participants à la conférence internationale sur les avancées dans la criminalistique nucléaire (Photo: D. Calma/IAEA)

Au cours des dernières années, la criminalité et le terrorisme sont devenus plus sophistiqués, plus régionaux et ont une portée davantage mondiale. Aussi, pour permettre aux États de répondre efficacement à ces défis, il est essentiel d'accroître la collaboration.

Ceci est juste l’une des conclusions de la Conférence internationale sur les progrès de la criminalistique nucléaire: la lutte contre la menace grandissante de matières nucléaires et autres matières radioactives hors de contrôle réglementaire qui s’est tenue au siège de l'AIEA, l’Agence internationale de l'énergie atomique, à Vienne, du 7 au 10 juillet 2014.

La Conférence a réuni plus de 335 participants représentant 86 États Membres de l’AIEA et 10 organisations, y compris des experts de la criminalistique nucléaire, des responsables de l’application de la loi, des décideurs et des représentants nationaux. C'était la première conférence internationale consacrée exclusivement au rôle de la criminalistique nucléaire dans un contexte de sécurité nucléaire.

En plus de reconnaître la nécessité de renforcer la coopération, la Conférence a conclu que l’innovation continue est nécessaire dans la criminalistique nucléaire. Les participants sont tombés d'accord sur le fait que les États doivent reconnaître que ce n’est pas seulement les instruments qui sont utilisés, mais la façon dont ils sont utilisés qui détermine la force résultant des conclusions de criminalistique nucléaire. De plus, les examens de criminalistique nucléaire doivent intégrer l’expertise des disciplines complémentaires telles que la géochimie, la science des matériaux, l’ingénierie nucléaire et les sciences de l’environnement, qui peuvent fournir de nouvelles informations en termes de signatures de criminalistique nucléaire et d’interprétation, et fournir l’accès à de nouveaux experts en la matière pour renforcer la confiance dans les conclusions de criminalistique nucléaire.

Les participants ont convenu que la réunion de la semaine dernière, la première du genre, a été une étape importante vers la promotion de la coopération entre les scientifiques nucléaires, les agents d’application de la loi et les procureurs à l’égard de l’utilisation de la criminalistique nucléaire pour prévenir et répondre à un événement de sécurité nucléaire.

(Interview : Khamma Mrabit, Directeur de la sécurité nucléaire à l'AIEA; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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22/12/2014
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