RDC/Sud-Kivu : les rebelles des FDLR reportent leur reddition

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Photo: ONU/Clara Padovan

Au Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), des rebelles rwandais des FDLR ont promis de se rendre en masse lundi 2 juin à Kigogo dans le groupement de Lwindi en territoire de Mwenga (Sud-Kivu), après leur reddition massive manquée du vendredi dernier. C'est ce qu'a indiqué le chargé de liaison de ces rebelles à travers un message verbal adressé à la délégation venue les accueillir. Selon lui, ils devraient faire deux jours de marche pour atteindre le lieu d'accueil, alors qu'ils n'ont quitté le groupement de Lubumba que le même vendredi.

L'annonce de leur reddition massive avait mobilisé la communauté locale, nationale, internationale et les experts. La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) avait mis à la disposition de cinq cents FDLR la logistique nécessaire pour les accueillir. La presse était aussi mobilisée pour la couverture médiatique de cet événement, qualifiée d'historique.

C'est à travers le message verbal du chargé de liaison des FDLR que la délégation venue accueillir ces rebelles qui devraient se rendre dans le cadre du processus de démobilisation, désarmement, réinsertion, rapatriement et réintégration (DDRRR) de la Monusco à Bukavu.

Cette délégation était composée : du gouvernement, de la Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO), du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), de la Commission nationale des réfugiés (CNR), de la presse et des FARDC.

Après plusieurs heures d'attente, toutes les personnes venues assister à la reddition de ces FDLR ont finalement appris que les combattants attendus n'allaient plus honorer leurs engagements le même vendredi.

Le chargé de liaison des FDLR a expliqué, à travers une note, qu'ils ont quitté Lubumba le même vendredi alors qu'ils ont besoin de quarante-huit heures pour atteindre Kigogo le lieu de transit.

Pour sa part, le chargé des opérations de démobilisation, désarmement, réinsertion, rapatriement et réintégration (DDRRR) de la MONUSCO à Bukavu, Anatol Bannem, affirme que la délégation qui s'est déplacé vendredi ne s'est pas découragée et allait attendre les FDLR pour le nouveau rendez-vous de lundi 2 juin.

« Nous avons déjà creusé des latrines ou les gens allaient se soulager. Il est difficile que nous laissions sur place, avant le lundi, le personnel qui n'ont pas la sécurité telle que imposée par l'organisation », a affirmé Anatole Bannem.

Les FARDC de leur côté, disent attendre voir « jusqu'où les FDLR veulent en venir ».

Le représentant de la délégation militaire FARDC,le colonel John Cinyabuuma, a annoncé que le gouvernement, avec l'appui de la communauté internationale, se verra obligé de recourir à l'opération Sokola en cas de non- respect de la promesse des FDLR.

« Comme ils ont promis que dans les 48 heures ils vont se rendre, nous allons revenir ici le lundi. Et si ce qu'ils ont écrit ne reflète pas la volonté de tous les combattants, les FARDC vont lancer les opérations », a-t-il soutenu.

Ceux qui vont se rendre seront conduits au centre de transit et de triage de la Monusco à Walungu.

Dans un communiqué publié le week-end, les envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs de l'ONU, de l'Union Africaine, de l'Union européenne et des Etats-Unis ont appelé à la reddition « complète » des rebelles hutus rwandais des FDLR « dans les prochains jours ».

A en croire ce document signé par les envoyés spéciaux auxquels s'est joint Martin Kobler, le chef de la MONUSCO, « les membres des FDLR qui choisissent de ne pas se rendre, continueront d'être traqués par les FARDC et la MONUSCO ».

Ce communiqué souligne par ailleurs que ceux qui choisissent de se rendre pourront être rapatriés dans le cadre du processus du DDRRR.

(Mise en perspective de Jean Kasami, Radio Okapi)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
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17/10/2017
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