Mariages forcés : sensibiliser les communautés pour supprimer les comportements néfastes

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Une jeune fille et son enfant attend de voir un médecin à Mogadishu en Somalie.UN Photo/Tobin Jones

Le Conseil des droits de l'homme poursuit à Genève sa session. Il a notamment examiné ce lundi la question du mariage forcé en entendant une intervention de Soyata Maïga, Rapporteuse spéciale sur les droits des femmes de la Commission des droits de l'homme et de peuples de l'Union africaine, lors du débat sur la prévention et l'élimination des mariages d'enfants, des mariages précoces et des mariages forcés.

Dans sa déclaration liminaire au panel, Flavia Pansieri, la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, a déclaré que les mariages d'enfants, les mariages précoces et les mariages forcés ont des effets gravissimes sur les filles et les jeunes femmes concernées. D'ici à 2020, 142 millions de femmes – soit 39 000 par jour – auront été mariées dans de telles conditions si rien n'est fait contre ce que l'on peut considérer comme une forme de mariage forcé.

Soyata Maïga a indiqué que la Commission des droits de l'homme et de peuples de l'Union africaine recommande de prendre des mesures urgentes pour supprimer les comportements néfastes à la santé des filles, pour assurer leur scolarisation et pour interdire toute dispense à l'âge minimal du mariage, qui doit être porté à 18 ans pour les deux sexes. La Commission recommande en outre que les magistrats et autres policiers soient sensibilisés aux droits des jeunes filles.

(Extrait sonore : Soyata Maïga, Rapporteuse spéciale sur les droits des femmes de la Commission des droits de l'homme et de peuples de l'Union africaine)

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19/10/2017
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