Mali / ONU : “le moment est venu pour les pourparlers de paix”

Écouter /

Abdoulaye Diop, Ministre des affaires étrangères du Mali. Photo: ONU/Paulo Filgueiras

Un an jour pour jour après la signature de l'Accord préliminaire de Ouagadougou à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali, le 18 juin 2013, le Conseil de sécurité a examiné ce matin le Rapport du Secrétaire général sur la situation dans le pays et ses recommandations pour le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).

Après avoir exprimé ses condoléances aux familles des victimes de l’attentat suicide contre la Mission le 11 juin à Aguelhok au cours duquel quatre Casques bleus ont été tués et six autres blessés,le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a déclaré que les combats tragiques dans la région de Kidal, leurs conséquences et l’insécurité générale causée par la présence persistante de groupes terroristes dans le nord du Mali montrent qu’il reste beaucoup à faire pour parvenir à une stabilité durable dans ce pays.

« Un processus politique réussi est la pierre angulaire de cette stabilité. Tous les aspects de la stabilisation du Mali, y compris la restauration de l’autorité de l’Etat, le rétablissement de la sécurité et de la protection des civils, restent subordonnés à la conclusion réussie des négociations de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés au nord dans le cadre de l’accord de Ouagadougou. Le statu quo ne peut pas continuer : des progrès dans le processus politique sont urgents. Le moment est venu pour des pourparlers de paix », a-t-il ajouté.

Selon Hervé Ladsous, après un début prometteur le gouvernement et les groupes armés ont fait peu de progrès vers un véritable dialogue de fond.

Il a indiqué que la MINUSMA était prête à continuer à jouer un rôle clé « pour encourager le lancement de pourparlers de paix dès que possible. » « Mais au final, c’est aux parties prenantes maliennes de respecter leurs engagements et de se mettre d’accord sur le lancement de pourparlers de paix immédiatement », a-t-il ajouté.

S’agissant des effectifs de la MINUSMA, le Secrétaire général adjoint a indiqué que la Mission disposait désormais de 70% des effectifs civils prévus, 77% des militaires et 83% des policiers.

Le Ministre des affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, est également intervenu devant le Conseil. Il a notamment présenté les desirata en plus de sept points de son gouvernement pour le renouvellement de la MINUSMA, qui comprennent le déploiement de la MINUSMA dans les villages et regions reculees du nord Mali, l'accompagnement de la MINSUMA aux Forces armees maliennes pour empêcher la liberté de mouvement des groupes armés non signataires de l’Accord de Ouagadougou, associés aux groupes terroristes et narcotrafiquants, ainsi que pour accélérer le processus de cantonnement et de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) en vue d’isoler et de désarmer les groupes armés non signataires de Ouagadougou affiliés aux réseaux dont la présence au nord du Mali.

(Extrait sonore : Abdoulaye Diop, Ministre des affaires étrangères du Mali)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
12/12/2017
Loading the player ...