Maintien de la paix : Un défi de taille pour l'ONU, affirme Ban Ki-moon

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Des casques bleus se préparent pour une patrouille de nuit à Anyama, à l’extérieur de la capitale Abidjan. Photo: ONU/Patricia Esteve

Le Conseil de sécurité a examiné, mercredi, les nouvelles tendances au sein des Opérations de maintien de la paix de l'ONU. Au cours de cette réunion, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a souligné que l'ONU fait face à des défis de taille dans ce domaine.

À l'approche du 15ème anniversaire du rapport Brahimi, Ban Ki-moon a notamment jugé nécessaire de réfléchir aux limites des opérations de maintien de la paix et de se poser la question quant à savoir si elles sont toujours un instrument adéquat. Le Secrétaire général a aussi évoqué les préoccupations découlant du fait que le budget du maintien de la paix approche à présent les 8 milliards de dollars.

« Les opérations de maintien de la paix sont de plus en plus souvent mandatées pour opérer là où il n'y a pas de paix à maintenir », a-t-il signalé.

Ban Ki-moon a aussi fait observer que certaines opérations de maintien de la paix sont autorisées en l'absence de parties au conflit clairement identifiables ou d'un processus politique viable.

« Lorsqu'il n'y a pas de voie vers la paix clairement définie, les crises rejailliront inévitablement et les opérations de maintien de la paix sont plus susceptibles de peiner pour remplir leur mandat. Au Mali, aucun accord n'était en place et la situation demeure précaire. En République centrafricaine, alors qu'il existait un accord politique de transition, le processus a été gravement mis à mal par les violences intercommunautaires. Au Soudan du Sud, les conflits ont rejailli », a-t-il constaté.

Le Secrétaire général a signalé que les opérations de maintien de la paix de l'ONU opèrent de plus en plus souvent dans des environnements plus complexes caractérisés par des menaces asymétriques et non conventionnelles.

« Nous devons, a-t-il dit, bâtir sur la base de ce que je considère comme l'engagement renouvelé du Conseil de sécurité de répondre à notre monde en mutation ».

Ban Ki-moon a par ailleurs indiqué que l'ONU ne dispose pas d'une force de réserve capable d'être déployée au pied levé, mais doit pour cela dépendre des États Membres. Il a exhorté ces derniers à travailler de concert avec l'ONU pour veiller au prompt déploiement des missions. « Lorsque des civils font face à des menaces imminentes, chaque minute compte » a-t-il notamment souligné.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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23/10/2017
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