Thaïlande : Navi Pillay condamne les restrictions imposées au respect des droits de l'homme

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Navi Pillay. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

Suite au coup d'état en Thaïlande, la Haut Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a exhorté, vendredi, les autorités thaïlandaise à veiller au respect des droits de l'homme et à rétablir l'état de droit dans l'ensemble du pays.

Dans une déclaration publiée vendredi, Navi Pillay a dit être profondément préoccupée par le remplacement par la force, en Thaïlande, d'un gouvernement démocratiquement élu ainsi que par l'imposition de la loi martiale, la suspension de la Constitution et l'adoption de mesures d'urgences qui entravent la pleine jouissance des droits de l'homme.

Selon la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, depuis jeudi, le Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre, le nouvel organe qui a saisi le pouvoir des mains du Gouvernement provisoire, a émit pas moins de 21 déclarations et trois ordres. Parmi ces déclarations, l'une suspend les droits et libertés constitutionnelles et six autres limitent de manière notable la liberté d'expression et la liberté de réunion. L'ensemble des médias sont censurés, les chaines de télévision et de radio ont été fermées et des restrictions ont été imposées sur l'Internet. La diffusion de toute information critique à l'égard du Conseil est interdite, de même que les rassemblements de plus de cinq personnes.

Les préoccupations de Navi Pillay viennent s'ajouter à celles du Secrétaire général, Ban Ki-moon, qui avait appellé, jeudi, à la restauration rapide de l'ordre constitutionnel et d'un gouvernement civil et démocratique ainsi qu'à la tenue d’un dialogue inclusif qui puisse assurer une paix durable et la prospérité en Thaïlande.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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13/12/2017
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