Soudan du Sud : l’ONU s'inquiète des limites imposées à la liberté de mouvement de son personnel

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Des casques bleus au Soudan du Sud gardent l'entrée de leur base à Juba. Photo MINUSS/Isaac Billy

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) s'inquiète des incidents récents qui entravent ses opérations dans le pays et des risques que cela pose par ailleurs pour la sécurité de son personnel. La semaine dernière, deux membres du personnel de la MINUSS ont notamment été détenus illégalement à Juba.

Au cours d'une réunion, le 6 mai dernier entre le Secrétaire général, Ban Ki-moon, et le Président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, ce dernier avait pourtant réitéré l'engagement de son Gouvernement à coopérer pleinement avec la MINUSS.

Ariane Quentier, Porte-parole de la MINUSS, indique que malgré ces assurances, des patrouilles de la MINUSS se sont vue nier l'accès dans l'État d'Unité, notamment.

« Les forces de la MINUSS sont là pour faciliter l'accès à des zones difficiles pour les humanitaires dans le contexte d'une situation extrêmement précaire avec en ligne de fond le fait qu'il pourrait y avoir une famine », avertit Ariane Quentier, ajoutant qu’il « est urgent, dans cette course contre la montre, de pouvoir bouge, de pouvoir diminuer au maximum les effets de l'insécurité alimentaire et d'une famine qui sera éventuellement terrible dans six mois »

(Interview : Ariane Quentier, Porte-parole de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS); propos recueillis par Isabelle Dupuis)

 

 

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12/12/2017
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