Nigéria : Ban Ki-moon très inquiet du sort des jeunes filles enlevées

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Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies. Photo : ONU

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est entretenu par téléphone, jeudi avec le Président du Nigéria, Goodluck Jonathan, pour lui faire part de ses graves préoccupations concernant le sort des 230 lycéennes qui ont été enlevées, le 14 avril, par Boko Haram dans l'État de Borno.

Au cours de son entretien téléphonique avec le Président Goodluck Jonathan, le Secrétaire général a indiqué qu'il partage l’angoisse des familles des jeunes filles. Ban Ki-moon a aussi proposé d'envoyer un représentant de haut niveau de l'ONU au Nigéria pour identifier comment l'ONU pourrait aider le Nigéria à faire face aux défis qu'il affronte sur le plan interne. Cette proposition a été acceptée par le Président Goodluck Jonathan qui a par ailleurs informé Ban Ki-moon de l'état actuel des efforts de recherche des jeunes filles.

Jeudi, un groupe d'experts des droits de l'homme a aussi dénoncé l'intention du leader du Boko Haram de vendre et de marier de force les jeunes filles. « La vente d'enfants à des fins d'exploitation sexuelle constitue un crime intolérable » s'est notamment alarmée Najat Maalla M'jid, la Rapporteuse spéciale sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants. La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines de l’esclavage, Gulnara Shahinian, a souligné de son côté que l'esclavage sexuel peut être considéré comme un crime contre l'humanité.

L'appel du Secrétaire général vient s'ajouter aux nombreux autres appels pour la libération de ces jeunes filles, dont celui lancé en début de semaine par la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, avait aussi fait part de sa consternation suite à cette attaque.

Cette dernière, ainsi que la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits, Zainab Hawa Bangura, la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Nqcuka et la Haut Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, ont elles aussi contacté le gouvernement nigérian pour l’exhorter à redoubler d’efforts pour assurer la libération des jeunes filles retenues par Boko Haram.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

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17/10/2017
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