Mali : l’ONU appelle au cessez-le-feu et réclame des pourparlers de paix

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Des casques bleus en patrouille à Kidal, au Mali. Photo MINUSMA/Blagoje Grujic; photo d’archive

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est déclaré mercredi profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation à Kidal, dans le nord du Mali, et a appelé à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d’un cessez-le-feu.

Dans une déclaration, Ban Ki-moon a notamment souligné sa préoccupation pour la sécurité des populations civiles, et a rappelé que la protection des civils est une obligation qui s’impose à toutes les parties. Il a condamné le meurtre de civils et appelle à ce que tous les auteurs soient traduits en justice.

L'attaque par le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) a fait huit morts parmi les civils et membres des autorités administratives locales. Plusieurs membres des forces armées maliennes ont aussi été tués et 21 policiers de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) blessés.

Selon la presse, des combats ont repris à Kidal, mercredi 21 mai, entre des soldats et des groupes armés.

Mardi, à l'issue de sa réunion d'urgence sur la situation au Mali, le Conseil de sécurité a fermement condamné les affrontements violents qui se sont produits à Kidal, au Mali, les 17 et 18 mai, lors du déplacement du Premier Ministre malien dans la région.

Dans une déclaration à la presse, adoptée tard dans la soirée de mardi, les Quinze ont fermement condamné la « saisie inacceptable » par la force de bâtiments administratifs à Kidal, y compris le Gouvernorat. Ils ont aussi dénoncé les prises d'otages par le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA), et les attaques perpétrées à l'encontre de la MINUSMA.

Les Quinze ont appelé les groupes armés à se retirer « immédiatement et sans condition » et à regagner leur position préalable, telle que définie par le processus de cantonnement. Les Membres du Conseil ont souligné que seul un processus de négociations crédible et inclusif peut établir une paix et une stabilité à long terme dans l'ensemble du Mali.

Ils ont réclamé la reprise dès que possible du processus de cantonnement ainsi que la tenue de pourparlers de paix « honnêtes » entre le Gouvernement malien et les groupes armés signataires de l'Accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin 2013.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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15/12/2017
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