FAO : Le gaspillage alimentaire porte atteinte au climat, à l'eau, aux terres et à la biodiversité

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Ces déchets alimentaires seront transformés en méthane et biogaz (France) Photo: FAO

Un nouveau rapport de la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, indique que 1,3 milliard de tonnes de nourriture est gaspillé chaque année. Une gigantesque perte économique qui porte aussi un grave préjudice aux ressources naturelles dont l’humanité dépend pour se nourrir.

“Nous sommes tous appelés – agriculteurs et pêcheurs, industriels de l’agro-alimentaire et grande distribution, gouvernements locaux et nationaux, consommateurs individus – à faire des changements à tous les niveaux de la chaîne alimentaire pour éviter les gaspillages, et, quand ce n’est pas possible, à réutiliser ou recycler la nourriture”, a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.

“Nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu’un tiers de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée ou perdue à cause de pratiques inadéquates lorsque 870 millions d’êtres humains sont affamés chaque jour “, a-t-il ajouté.

Yvette Diei-Ouadi, spécialiste de l'industrie de la pêche de la FAO, indique qu'outre leur impact énorme sur la sécurité alimentaire, les pertes alimentaires ont un impact certain sur la pauvreté, car elles représentent un manque à gagner considérable pour les petits agriculteurs. Les conséquences se font également ressentir au niveau environnemental car un aliment cultivé, même s'il est perdu ou jeté, cela représente des ressources productives qui ont été utilisées, des gaz à effet de serre qui ont été émis et des ressources naturelles mises à mal.

Pour Yvette Diei-Ouadi, le secteur privé, le secteur public, et les agences de développement doivent travailler de manière coordonnée pour faire face au problème. Le secteur privé a notamment un rôle à jouer pour empêcher les pertes après capture ou après récolte, en créant, par exemple, des chaînes de froid pour protéger les captures de la pêche.

En 2050, avertit-elle, la population mondiale demandera 60% d'aliments en plus qu'à l'heure actuelle.

(Interview : Yvette Diei-Ouadi, spécialiste de l'industrie de la pêche de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture; propos recueillis par Isabelle Dupuis)

 

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12/12/2017
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