Autochtones : l'Instance permanente achève ses travaux

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Soyata Maiga, Présidente du Groupe de travail de l'Instance sur les populations et les communautés autochtones en Afrique et Rapporteur spéciale sur le droit des femmes en Afrique. Photo:ONU/Eskinder Debebe

L'Instance permanente sur les questions autochtones achève les travaux de sa 13ème session ce vendredi après deux semaines de débats consacrés aux principes de bonne gouvernance conformes à la Déclaration sur les droits des peuples autochtones.

Adopté en 2007, ce texte est le premier à consacrer leurs droits.

Soyata Maiga, Présidente du Groupe de travail de l'Instance sur les populations et les communautés autochtones en Afrique et Rapporteur spéciale sur le droit des femmes en Afrique, explique que la Déclaration aborde de nombreux domaines d'importance critique pour les autochtones à commencer par leur droit à la santé, notamment au vu du fait que les femmes autochtones connaissent, affirme-t-elle, le taux de mortalité le plus élevé dans les pays.

En outre, dans bien des pays, les programme d'éducation de tiennent pas compte des besoins des enfants autochtones a ni de la richesse de la culture autochtone

Soyata Maiga aborde aussi le problème de l'accès aux terres et du contrôle de ressources naturelles par les autochtones. C'est là la base même de leur identité culturelle et spirituelle, souligne-t-elle, d'où l'importance de protéger les terres pour que ce contrôle soit respecté. Or, ce n'est bien souvent pas le cas surtout en Afrique ou les dépossessions sont exacerbées par les besoins de développement et de tourisme des pays.

(Extrait sonore : Soyata Maiga, Présidente du Groupe de travail de l'Instance sur les populations et les communautés autochtones en Afrique et Rapporteur spéciale sur le droit des femmes en Afrique; propos recueillis par Isabelle Dupuis)

 

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12/12/2017
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