Amman : le HCR et les pays d’accueil cherchent davantage d’aide pour faire face à la crise des réfugiés en Syrie

Écouter /

Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UN Photo/Jean-Marc Ferré)

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a joint sa voix à celle des principaux pays d’accueil des réfugiés syriens en appelant la communauté internationale à intensifier considérablement les efforts pour lutter contre l’impact humain croissant de la crise en Syrie.

Ce dernier appel fait suite à une réunion organisée dimanche en Jordanie, dans le camp de réfugiés de Za’atari, présidée par le ministre des affaires étrangères de la Jordanie, Nasser Judeh et le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres, et en présence de hauts responsables de l’Iraq, du Liban, la Turquie et l’Egypte.

Ensemble, les cinq pays représentés à la réunion sont les hôtes de 2,7 millions de réfugiés syriens. L’afflux de réfugiés depuis le début de la crise en 2011 a mis une pression énorme sur leurs budgets et leurs infrastructures, tout en aillant un impact énorme sur des services tels que la santé et l’éducation qui atteignent le point de rupture dans certaines communautés d’accueil.

Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, António Guterres et les ministres ont appelé les autres nations à accroître leur aide financière et de développement pour les pays d’accueil, et à garder leurs frontières ouvertes aux Syriens en quête de protection.

“La vérité est que le soutien international pour les gouvernements et les communautés d’accueil a été minime par rapport aux besoins,”a indiqué António Guterres. “En raison du caractère prolongé de cette crise, ce soutien doit augmenter massivement dans les mois à venir.”

À ce jour, seulement 25% du financement demandé dans le cadre du plan régional d’intervention 2014 de l’ONU se sont matérialisés, et le soutien financier direct aux pays d’accueil est également en dessous du niveau requis. En conséquence, les communautés d’accueil ont du mal à maintenir des services publics de base dans certaines régions en raison de la demande supplémentaire créée par la présence de nombreux réfugiés syriens.

Tout en soulignant la nécessité de renforcer l’assistance internationale pour les réfugiés et les pays d’accueil, António Guterres a déclaré que la seule solution durable à la crise était une fin au conflit en Syrie. “Il est clair qu’il n’y a pas de solution humanitaire à cette crise, la solution est politique”, a-t-il dit. “Il n'y a pas de solution militaire. C’est une guerre dans laquelle personne ne gagne et tout le monde est en train de perdre.”

(Extrait sonore : Hélène Daubelcour, porte-parole du HCR à Amman; propos recueillis par Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...