Objectifs du millénaire pour le développement «peut mieux faire » pour les femmes selon ONG

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L'Internationale socialiste des femmes regroupe 149 organisations qui lui donnent une présence sur le terrain et lui permettent de travailler sur la promotion de l'égalité de genre, de la représentation politique et de tout ce qui concerne la condition de la femme.

Dotée d'un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), l'ONG a participé aux travaux de la 58ème session de la Commission de la condition de la femme, le rendez-vous annuel des États Membres visant à résoudre les plus grands problèmes relatifs à l'égalité des sexes et aux droits des femmes.

La 58ème session s'est tenue récemment au Siège de l'ONU à New York, sous le thème « Les défis et les réalisations dans la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour les femmes et les filles ».

Lors des travaux, l'Internationale socialiste a notamment été représentée par sa Présidente. Selon Wafaa Hajii des progrès ont été effectués dans la réalisation des Objectifs, mais on peu mieux faire.

Dans le domaine de la parité dans l'éducation, par exemple, même s'il y a eu des progrès, les femmes et les filles ne finissent pas les derniers cycles d'étude, et maîtrisant seulement la lecture et l’écriture.

L'Internationale socialiste des femmes préconise une vision basée sur trois priorités qui permettraient de mieux réaliser les objectifs de développement pour l'après 2015.

Tout d'abord l'ONG appelle à l'élimination de la violence afin de réunir les conditions de bien-être qui permettent d'avancer.

Aussi, selon Wafaa Hajii, il faut « éduquer et former pour libérer » car la base de toutes les sociétés est le savoir. Au-delà de la simple alphabétisation, il s'agit de la maîtrise du savoir, des technologies et l'innovation technologique par les femmes qui permettrait à toutes les sociétés d'avancer très rapidement et de gagner énormément de temps pour atteindre les objectifs.

En tant que troisième priorité, l'élimination de la pauvreté, vu comme le « fléau mondial nº1 » a été ralentie à la suite de la crise économique et de conflits qui se sont multipliés à travers la planète.

L'Internationale socialiste prône également la mise en place d'un système d'évaluation avec des indicateurs « sexués » qui tiennent compte du genre afin de mieux mesurer les progrès.

Enfin selon l'ONG souhaite que l'intégration des femmes devienne un pré-condition de tout partenariat mondial, ou chaque projet tient compte de l'impact sur les femmes et de leur participation.

(Interview : Wafaa Hajji, Présidente de l'Internationale socialiste des femmes; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Classé sous Reportages, Voix de femmes.
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17/10/2017
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