Nigéria : l'ONU demande la libération immédiate des filles enlevées

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Photo : UNICEF

Le Secrétaire général des Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont condamné mercredi « dans les termes les plus fermes » l’enlèvement au Nigéria de quelque 100 filles d'entre 12 et 17 ans de leur l’école à Chibok, dans l’Etat de Borno, lundi soir, et ont appelé à leur libération « immédiate et inconditionnelle ».

L'ONU se dit profondément préoccupée par la tendance persistante des attaques contre des écoles au Nigéria, notamment dans le nord du pays.

L'ONU rappelle que l’enlèvement d’enfants est un crime en vertu du droit international. Aussi, le ciblage des écoles et de leurs élèves constitue une violation grave du droit international humanitaire.

« Les écoles sont et doivent rester des lieux sûrs où les enfants peuvent apprendre et de grandir dans la paix », a souligné Ban Ki-moon dans une déclaration.

L'UNICEF précise que ces actes « brutaux « de violence sont « inacceptables ». Ils privent les enfants de leur droit d’apprendre dans un environnement sûr et peuvent les priver de leur avenir.

En février, des hommes armés non identifiés ont tué 53 enfants entre 13 et 17 ans au Collège du gouvernement fédéral, Buni Yadi, l’État de Yobe.

L'ONU exprime sa profonde solidarité à toutes les communautés touchées par ces actes horribles, et se tient au côté des familles des enfants enlevés dans ces moments difficiles

(Extrait sonore : Manuel Fontaine, Directeur régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'ouest et centrale ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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19/10/2017
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