Le Secrétaire général définit quatre priorités pour la réforme du secteur de sécurité

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Photo : ONU/JC McIlwaine

Le Conseil de sécurité a tenu, lundi, un long débat sur la réforme des institutions sécuritaires, à l'occasion duquel le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a indiqué avoir défini quatre priorités pour faire avancer le processus. Il a également évoqué son récent voyage en République centrafricaine où il a dit avoir vu les « terribles conséquences de la désintégration des institutions sécuritaires ».

« Les institutions sécuritaires résident au cœur du compact entre l'État et ses citoyens » a notamment souligné Ban Ki-moon. Ce dernier a aussi averti que les institutions sécuritaires qui n'ont pas de formation ou de gouvernance adéquates risquent de violer les droits des personnes qu'elles sont censées protéger.

Parmi ses priorités, le Secrétaire général a insisté sur la nécessité de reconnaître les liens entre la réforme du secteur sécuritaire et les processus de réforme plus large. Il a également estimé qu'au vu du fait que la réforme du secteur sécuritaire prend du temps, les pays hôte doivent faire davantage pour répondre aux besoins immédiats en matière de sécurité.

« Tous les acteurs impliqués dans ce travail doivent mettre davantage l'accent sur des approches d'ensemble qui prennent en compte les cadres stratégiques et gouvernance qui étayent toutes les institutions sécuritaires », a souligné Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a également jugé nécessaire de réfléchir aux capacités institutionnelles de l'Organisation et aux liens avec d'autres domaines de travail tels que l'état de droit et les droits de l'homme.

« La vue d'un officier en uniforme doit évoquer des sentiments d'ordre, de discipline et de sécurité », a-t-il affirmé.

 

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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15/12/2017
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