Guinée : course contre la montre pour enrayer la propagation d'Ebola

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L’enjeu de la prévention et de la protection face à Ebola qui est une maladie très contagieuse (Photo: FICR )

Au 31 mars, le nombre total de cas suspects et confirmés de la fièvre virale hémorragique Ebola qui sévit en Guinée est de 122 avec 80 décès.

La Sierra Leone et le Liberia ont révisé à la baisse le nombre de cas suspects précédemment notifiés ; le Liberia a identifié 7 cas suspects de fièvre hémorragique notifiés, dont 4 décès, et la Sierra Leone a identifié 2 cas suspects qui sont tous décédés. Tous ces cas ont une notion de séjour en Guinée avant l'apparition de la maladie. Les investigations sur ces cas suspects sont en cours. Aucun nouveau cas suspect n'a été notifié ni au Liberia ni en Guinée.

Dans toute l'Afrique de l'Ouest, c’est une course contre la montre pour tenter de circonscrire l’épidémie d’Ebola qui sévit en Guinée.

Dans ce pays, l'OMS s'inquiète du fait que parmi les cas suspects diagnostiqués depuis le 28 mars dernier, onze l'ont été chez des agents de santé, ce qui indique qu'il faut renforcer davantage la prévention et la lutte contre l'infection dans les formations sanitaires. La prévention de l'infection à domicile est assurée aux patients pris en charge dans la communauté, notamment par la formation des soignants aux pratiques sûres, ainsi que de la communauté aux enterrements répondants aux normes de sécurité.

La surveillance active des contacts se poursuit. À la date du 31 mars, 19 échantillons provenant de cas notifiés à Conakry, Guéckédou, Macenta et Dabola se sont avérés positifs aux tests de dépistage par PCR du virus Ebola.

L'OMS rappelle qu'elle ne recommande pas que des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux soient imposées à la Guinée, au Liberia ou à la Sierra Leone sur la base des informations actuellement disponibles concernant cet événement.

Conformément au Règlement sanitaire international (RSI 2005), les Ministères de la Santé de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia, en collaboration avec l'OMS et d'autres partenaires sont en train de mettre en œuvre une riposte coordonnée à l'épidémie. L'OMS a alerté les pays voisins de la Guinée sur l'épidémie et leur a demandé d'accroître la surveillance des maladies apparentées à la fièvre virale hémorragique, particulièrement le long des frontières.

Compte tenu de la rapidité de l'évolution de la situation, , le nombre de cas et de décès notifiés, de contacts sous surveillance médicale, ainsi que le nombre de résultats de laboratoire peuvent changer en raison de la surveillance accrue et des activités visant à identifier les contacts, des analyses de laboratoire en cours, ainsi que de la consolidation des données de laboratoire relatives aux cas et aux contacts.

Sur le terrain, la Guinée et ses partenaires – dont l’OMS et Médecins sans frontières (MSF) – poursuivent leurs efforts pour enrayer la propagation de l’épidémie de fièvre hémorragique virale, particulièrement le virus Ebola, hautement contagieux, mortel et contre lequel il n’existe ni vaccin, ni traitement.

Ce virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés, qu’il s’agisse d’hommes ou d’animaux, vivants ou morts. Selon l'OMS, le virus identifié en Guinée est « de type Zaïre », une des cinq espèces de la famille des filovirus qui causent l’Ebola. L’origine de la fièvre hémorragique demeurait inconnue pour les autres échantillons examinés.

(Extrait sonore : Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS)

Classé sous L'info, Santé.
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19/10/2017
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