Syrie : le conflit est un « marché de la guerre » selon la Commission d'enquête de l'ONU

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(Photo d’archives: ONU)

Le conflit syrien, qui entre en sa quatrième année, est qualifié de « compliqué, féroce et fragmenté », dans le 7eme Rapport de la Commission internationale d'enquête indépendante sur la République arabe syrienne, qui vient d'être présenté au Conseil des droits de l'homme à Genève.

Selon Vitit Muntarbhorn, membre de la Commission d'enquête sur la situation des droits de l'homme en Syrie, il n'est plus question des autorités contre l'opposition : l'opposition même est divisée et il y aurait à présent 4 groupes d'opposition principaux, soit l'opposition modérée, l'opposition radicale, l'ultra-radicale et les groupes armés spécifiques.

Aussi l'enquêteur explique que les membres changent d'affiliation en fonction des offres d'armes, de contrôle de territoire et d'argent.

« C'est un marché de la guerre aussi parce qu'il y a beaucoup de ressources, d'argent, y compris la fourniture d'armes », précise Vitit Muntarbhorn.

La Commission propose une longue liste de recommandations pour la communauté internationale, à l'instar de son soutient au processus de négociations pour la paix « parce qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit » ; et de son appel à l'élimination de l'afflux d'armes et l'argent qui l'accompagne. La commission adresse ce dernier message non seulement aux groupes armés mais aux États et individus qui soutiennent l'afflux des armes.

La Commission a pour mandat d'identifier les violations, d'identifier ceux qui en sont responsable et de les en tenir responsables, tout en mettant les victimes au centre des enquêtes et rapports.

(Interview : Vitit Muntarbhorn, membre de la Commission d'enquête sur la situation des droits de l'homme en Syrie ; propos recueillis par Alpha Diallo)

 

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15/12/2017
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