Rapport 2013 de l'OICS : plusieurs secteurs de l'économie fragilisés par les drogues

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Photo : ONU/Staton Winter

L’Organe internationale de contrôle des stupéfiants (OICS) a lancé mardi 4 mars à Londres et dans d’autres capitales du monde, son rapport annuel de 2013. Ce rapport qui est le quarante-cinquième depuis 1968, met l’accent cette année sur les conséquences économiques de l’abus de drogues du point de vue de la santé, de la sécurité publique, de la criminalité, de la productivité et de la gouvernance.

Les États et les organisations sont invités à unir leurs efforts pour mettre en œuvre au meilleur coût des politiques de prévention et des programmes de traitement efficaces. La prévention et le traitement restent indispensables pour faire face aux coûts économiques et sociaux de l’abus de drogue. Même en période d’austérité financière, ce type d’investissement doit être maintenu. L’autre option-laisser se perdre le potentiel des citoyens-pourrait être le pire de tous les “choix d’investissement”.

Le rapport présente un certain nombre de recommandations et de pratiques optimales pour réduire les coûts économiques de l’abus de drogues et assurer ainsi une meilleure protection sociale, ce qui nous renvoie à l’objectif fondamental du système international de contrôle des drogues et des trois conventions sur lesquelles repose ce système: veiller à la santé et au bien-être de l’humanité.

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention de 1961 et la création de l’OICS, la communauté internationale a confirmé et renforcé son attachement au principe de la responsabilité partagée en matière de contrôle des drogues. Les rapports annuels de l’OICS, qu’accompagnent les rapports annuels sur les précurseurs et les publications techniques sur les stupéfiants et les substances psychotropes, font le point sur les résultats obtenus, les défis à relever et les efforts qui restent à accomplir.

La communauté internationale s’apprête à réaliser, les 13 et 14 mars 2014, l’examen de haut niveau de l’application de la Déclaration politique et du Plan d’action par les États Membres, auquel l’OICS contribuera en se fondant sur son action de suivi et de promotion de la mise en œuvre des trois conventions relatives au contrôle des drogues.

(Interview : Birame Ndao, Chargé de projets de recherche au Bureau régional de l’ONUDC, l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime, pour l’Afrique de l’ouest et du centre ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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21/10/2014
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