ONUDC: ouverture à Vienne de la 57ème session de la Commission sur les stupéfiants

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Photo : ONU/Staton Winter

A Vienne, ouverture aujourd'hui, en présence du Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, du segment de Haut niveau de la 57ème session de la Commission sur les stupéfiants. Au cours des travaux de cette session qui se poursuivra jusqu'au 21 mars, les participants discuteront, entre autres, des efforts régionaux pour réduire les fournitures illicites des drogues ainsi que des défis dans la mise en œuvre des traités internationaux contre les stupéfiants.

A cette occasion, Youri Fedotov, le Directeur exécutif de l'ONUDC, le Bureau des Nations Unies contre les drogues et le crime, a mis un accent particulier sur l'utilisation des drogues par rapport à la santé. Il a déclaré que « La culture, la fabrication, le trafic et la consommation de drogues illicites continuent de poser une menace importante pour la santé des gens partout dans le monde et pour la stabilité et le développement durable d’un certain nombre de pays et de régions entières ».

« Une approche équilibrée comprend des mesures axées sur la prévention, le traitement et la réadaptation ainsi que l’intégration sociale. Les pays qui ont suffisamment investi dans la réduction des risques sur des données probantes ont remarquablement réduit la transmission du VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. Une telle approche comprend également l’accès aux produits contrôlés à des fins médicales, tout en empêchant le détournement et l’abus », a-t-il ajouté.

L’ONUDC promeut l’accès universel aux services de santé et d’aide sociale pour prévenir et traiter la dépendance aux drogues, le VIH/SIDA lié à la prise de drogue et le VIH/SIDA dans les prisons.

La drogue est une menace pour la santé publique partout dans le monde. Les couches les plus vulnérables et les plus marginalisées de la population sont les plus touchées, pourtant la communauté en souffre dans son ensemble.

La drogue peut devenir, selon l'ONUDC, un fardeau pour les systèmes de santé et de justice pénale, particulièrement dans les pays au revenu moyen ou faible. Investir dans la prévention, le traitement, le soin et le soutien des personnes dépendantes de la drogue réduit les coûts des services de santé, améliore la sécurité et contribue à la cohésion sociale et au développement. Les toxicomanes, notamment ceux atteints du VIH/SIDA, peuvent être aidés, leur addiction traitée, ces individus peuvent guérir et devenir des membres à part entière de leur communauté.

Souvent liés de façon étroite à la criminalité organisée, la production et le trafic de drogues ravagent les communautés, sapent la sécurité et empêchent le développement de plusieurs pays.

(Extrait sonore : Yuri Fedotov, Directeur exécutif de l'ONUDC)

Classé sous L'info, Santé.
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11/12/2017
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