Mali : l'accès aux services de base reste une préoccupation majeure, selon l'OIM

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Les régions maliennes de Tombouctou, Gao et Kidal accueillent maintenant près de 196 000 rapatriés et 107 000 déplacés internes et ont besoin d'urgence d’aide humanitaire, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L'OIM souligne que l’accès aux services de base tels que l’eau et les soins de santé primaires, ainsi que des abris et les sources de revenus, reste une préoccupation majeures

Le manque de ressources est aggravé par le retour des personnes déplacées par le conflit de 2012 et 2013. «Les gens continuent de revenir et les communautés du nord doivent recevoir une aide d’urgence afin d’éviter un déplacement secondaire », déclare le Chef de la mission de l'OIM au Mali, Bakary Doumbia.

«L’OIM a besoin de dix millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires dans le nord du Mali et fournir une assistance d’urgence aux personnes déplacées, aux rapatriés et aux familles d’accueil », note Bakary Doumbia.

Les données de l’OIM indiquent que les personnes déplacées venant du nord sont de retour chez eux et que le nombre de personnes déplacées dans le nord du pays continue de baisser. Un grand nombre de Maliens sont également de retour des pays voisins, où ils ont fui pour échapper au conflit.

Les données indiquent que les communautés ont désespérément besoin de services de base. Et qu'il ya une nécessité de réhabiliter et de construire des points d’eau et d'établir des cliniques mobiles pour fournir des services de soins de santé primaires essentiels.

Des articles de secours non alimentaires et des programmes pour générer des revenus sont également nécessaires pour s’assurer que les rapatriés et les plus vulnérables aient un standard de vie minimum.

(Extrait sonore : Christiane Berthiaume porte-parole de l’OIM)

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26/11/2014
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