Iran : La France critique des exécutions aux proportions alarmantes

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Le Conseil des droits de l’homme a examiné, ce lundi 17 mars à Genève, un rapport sur la situation des droits de l’homme en Iran. Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans ce pays a fait état de certains progrès, en particulier dans le contexte de la campagne lancée par le Président Hassan Rohani, qui s’est engagé à renforcer la protection des droits de l’homme et à remédier à certains cas de violations des droits de l’homme.  Ces mesures doivent être saluées mais, selon Ahmed Shaheed, des centaines de cas individuels de violations et de restrictions des libertés fondamentales continuent d’être rapportés.

De nombreuses délégations se sont aussi félicitées des progrès tout en déplorant la persistance de problèmes. Ainsi, pour la France,  « alors que l'élection du Président Rohani avait mis en exergue les attentes de la société civile iranienne, la situation des droits de l'homme en Iran reste aujourd'hui critique. La pratique des exécutions en particulier atteint des proportions alarmantes ».  Paris rappelle que la peine de mort intervient en recourant à des châtiments cruels aux termes de procédures inéquitables et appelle à la tenue d'un débat public sur la peine capitale.

Selon Camille Petit, la situation des libertés civiles et politiques demeure par ailleurs très préoccupante et « les progrès accomplis demeurent largement en-deçà des attentes de la communauté internationale », exprimées par l'Assemblée générale et les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme. « La liberté d'expression, notamment sur internet, ou bien la liberté d'assemblée et d'association sont menacées, tout particulièrement dans le champ politique », a fait remarquer la diplomate française.

La France a appelé les autorités iraniennes à coopérer avec le Rapporteur spécial, dont le travail est essentiel pour documenter la situation des droits de l’homme en Iran.

Au début des débats,  la République islamique d’Iran avait souligné que le rapport ne respectait pas les normes minimum en matière d’équité et d’impartialité.  Téhéran a ainsi demandé à la communauté internationale de « profiter de l’élan créé par l’élection démocratique d’un nouveau gouvernement pour réagir de manière positive et constructive par le dialogue en faveur de la promotion et la protection des droits de l’homme».

(Extrait sonore : Camille Petit, de la Mission permanente de la France auprès de l'ONU-Genève)

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18/10/2017
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