Ebola : pas de restrictions de voyage vers la Guinée épicentre de l’épidémie

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Après que des cas suspects de fièvre Ebola ont été identifiés la semaine dernière au Liberia et au Canada sur une personne venant d’Afrique de l’Ouest, les partenaires internationaux et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) déploient des efforts pour éviter à tout prix sa propagation en Guinée épicentre de l'épidemie

Cependant l’OMS n’a pas l’intention d’édicter des restrictions de voyage vers la Guinée, même si l’épidémie d’Ebola touche à présent la capitale, Conakry.

Des organisations humanitaires ont dépêché des dizaines de personnes pour aider ce pays pauvre d’Afrique occidentale à combattre cette épidémie, qui se traduit par de la fièvre et des hémorragies, et qui a commencé dans le sud du pays.

Le nombre de victimes s’élève à 103, dont 66 morts, selon le dernier bilan de l’OMS.

Quatre cas de fièvre Ebola ont été confirmés jeudi à Conakry, située dans le nord-ouest du pays, de même qu’un cinquième cas de fièvre hémorragique mortel, dont l’origine n’a pas été révélée. Les personnes atteintes ont été placées à l’isolement à l’hôpital Donka, le plus grand de la capitale guinéenne.

La grande majorité des cas répertoriés par l’OMS ont été enregistrés dans des villes et régions du sud de la Guinée, considéré comme le foyer de l’épidémie.

Les échantillons prélevés sur 45 sujets de cas suspects ont été examinés et 15 cas se sont révélés positifs au virus Ebola, selon le ministère guinéen de la santé qui n’a pas précisé quelle était l’origine des autres cas.

A ce bilan guinéen, s’ajoutent huit cas suspects – dont six mortels – de fièvre hémorragique virale au Liberia et six cas suspects – dont cinq mortels – en Sierra Leone, selon l’OMS.

La fièvre Ebola “n’est pas une maladie qui normalement fait un nombre élevé de victimes, ce n’est pas comme la grippe ou d’autres maladies transmissibles”, a ajouté le porte-parole de l’OMS.

Le virus Ébola peut provoquer de graves flambées épidémiques de fièvre hémorragique virale chez l'homme, avec un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Ces flambées ont un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Les flambées de fièvre hémorragique à virus Ébola surviennent principalement dans les villages isolés d'Afrique centrale et d'Afrique de l'ouest, à proximité des forêts ombrophiles tropicales.

Le virus se transmet à l'homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine. On pense que les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae sont les hôtes naturels du virus Ébola.

L'OMS rappelle qu'aucun traitement ni vaccin n'est disponible que ce soit pour l'homme ou pour l'animal.

Le virus Ebola est apparu pour la première fois en 1976 lors de deux flambées simultanées, à Nzara, au Soudan, et à Yambuku, en République démocratique du Congo. Au Congo, le village atteint se situait près de la rivière Ébola, qui a donné son nom à la maladie.

(Interview : Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS; propos recueillis par Alpha Diallo)

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25/12/2014
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