Ebola: inquiétudes sur une propagation en Guinée et Afrique de l'Ouest

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Source: OMS Vidéo

Au lendemain de la découverte de cas suspects de fièvre Ebola au Liberia et au Canada sur une personne venant d’Afrique de l’Ouest, c'est toujours le branle-bas de combat en Guinée, épicentre de l’épidémie. Objectif pour Conakry et les partenaires internationaux, éviter à tout prix sa propagation dans la sous-région.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de janvier au 23 mars, au moins 59 personnes sont mortes en Guinée de fièvre hémorragique, plusieurs des 86 cas identifiés ayant été confirmés comme étant dus au virus Ebola. Ces cas ont été répertoriés dans les districts de Guékédou, Macenta, Nzérékoré et Kissidougou.

Sur 45 échantillons prélevés sur des malades et des cas suspects analysés jusqu’alors par les instituts Pasteur de Lyon (France) et de Dakar, treize se sont révélés être des cas d’Ebola, selon les autorités sanitaires guinéennes et leurs partenaires internationaux qui n’ont cependant pas précisé quelle était la nature des autres virus détectés.

L’épidémie s’est déclarée dans des régions du sud de la Guinée proches des frontières avec la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone.

Elle s’est d’abord propagée à Conakry, la capitale guinéenne située dans le nord-ouest, où deux personnes sur trois cas détectés sont mortes victimes d’un virus qui n’est pas Ebola, selon le ministère guinéen de la Santé qui n’avait toujours pas indiqué mardi quelle était l’origine des fièvres mortelles.

Lundi, l’épidémie a franchi la frontière avec le Liberia où six cas de fièvre hémorragique suspectée d’avoir été provoquée par Ebola ont été détectés dans le nord de ce pays, dont cinq mortels, sur des personnes qui revenaient de Guinée.

A des milliers de kilomètres, dans l’ouest du Canada, une personne développant tous les symptômes d’une fièvre hémorragique, comme celle provoquée par le virus Ebola, a été hospitalisée peu après son retour d’Afrique de l’Ouest. Mais selon l'OMS, les premiers tests se sont révélés négatifs pour le moment. Les résultats des tests effectués devront néanmoins être confirmés par le gouvernement canadien lui-même, a annoncé l’OMS.

Le virus Ébola peut provoquer de graves flambées épidémiques de fièvre hémorragique virale chez l'homme, avec un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Ces flambées ont un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Les flambées de fièvre hémorragique à virus Ébola surviennent principalement dans les villages isolés d'Afrique centrale et d'Afrique de l'ouest, à proximité des forêts ombrophiles tropicales.

Le virus se transmet à l'homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine. On pense que les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae sont les hôtes naturels du virus Ébola.

L'OMS rappelle qu'aucun traitement ni vaccin n'est disponible que ce soit pour l'homme ou pour l'animal.

Le virus Ebola est apparu pour la première fois en 1976 lors de deux flambées simultanées, à Nzara (Soudan) et à Yambuku (République démocratique du Congo – RDC). Au Congo, le village atteint se situait près de la rivière Ébola, qui a donné son nom à la maladie.

(Extrait sonore: Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS; propos recueillis par Alpha Diallo)

Classé sous Épidémie d'Ebola, L'info, Santé.
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21/10/2014
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