Genève : Navi Pillay présente son dernier rapport au Conseil des droits de l'homme

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Navi Pillay

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, ce jeudi après-midi à Genève, un débat interactif avec la Haut Commissaire aux droits de l’homme. Navi Pillay a ainsi présenté pour la dernière fois son rapport annuel, son mandat arrivant à son terme cette année. Dans ce bilan annuel, la Chef des droits de l'homme de l'ONU a insisté sur la lutte contre l'impunité, mais également revenue sur la présente situation en Ukraine.

Sur l'Ukraine, la Chef des droits de l'homme de l'ONU réitère son appel pour une enquête immédiate et indépendante sur toutes les violations de ces derniers mois. Une enquête qui fera la lumière sur ces meurtres, disparitions forcées, détentions arbitraires ou actes de torture et de mauvais traitements à Kiev et dans d'autres localités ukrainiennes.

Concernant le Sri Lanka, Navi Pillay regrette que près de cinq ans après la fin du conflit, le gouvernement n’ait pas répondu favorablement à la demande du Conseil pour une enquête crédible et indépendante sur les allégations de graves violations des droits de l’homme. Dans ces conditions, elle recommande désormais au Conseil des droits de l'homme de mettre en place son propre mécanisme d’enquête internationale.

Sur le volet insécurité et violence, la Chef des droits de l'homme a insisté sur la reddition des comptes et la lutte contre l'impunité face aux auteurs de graves violations de droits de l'homme en Syrie et République démocratique et populaire de Corée.

Par ailleurs, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme s'est préoccupée du sort des Roms en Europe et des migrants. A cet égard, elle a dénoncé les nombreuses tragédies des bateaux de fortune de migrants sur les côtes de la Grèce, d’Italie, de Malte et d'Espagne.

Dans son rapport, Navi Pillay s'est également préoccupée du manque de transparence qui caractérise les frappes de drones et à leur incidence, en particulier pour ce qui est de l'établissement des responsabilités et de la capacité des victimes à demander réparation. « Les États Membres devraient faire preuve de transparence concernant les conditions de déploiement des drones et veiller à ce que l'utilisation des drones se fasse en pleine conformité avec le droit international. Lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser que le droit international a été violé, les États devraient mener des enquêtes indépendantes, impartiales, rapides et efficaces et assurer aux victimes un recours utile », souligne le rapport.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève)

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20/10/2017
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