Conseil des droits de l'homme : Ban Ki-moon dénonce l'inacceptable conflit syrien

Écouter /

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban ki-moon et la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, à l’ouverture de la 25e session du Conseil des droits de l’homme (photo ONU/J. M. Ferré)

Le Conseil des droits de l'homme a entamé, ce lundi 3 mars à Genève, les travaux de sa 25e session. A l'ouverture des débats, il a été beaucoup question de l'Ukraine, de la République centrafricaine et surtout de la situation en Syrie. Dans son discours, le Secrétaire général de l'ONU a indiqué que  « les violations des droits de l’homme sont des signaux et il faut agir vite pour éviter que des atrocités de masse ne se produisent ».

 

Les conflits en Syrie, au Soudan du Sud et en République centrafricaine sont des tristes illustrations de ce qui arrive quand des responsables se sentent libres de commettre des abus sans en payer les conséquences. A l'ouverture de la 25e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Ban Ki-moon s'est surtout appesanti sur le drame syrien, non sans rappeler que toutes les parties avaient commis « des violations des droits humains d'une étendue et d'un caractère inimaginables ».  Selon le Secrétaire général de l'ONU, les Etats membres du Conseil des droits de l’homme et du Conseil de sécurité ont l'obligation spéciale de mettre un terme à ce sanglant conflit et à assurer un solide cadre de reddition des comptes. Et pour Ban Ki Moon, ceux qui commettent des actes inacceptables tels que l’extermination par la faim et le lâchage aérien aveugle de barils d'explosifs « doivent être conscients que le Conseil et le monde voient ce qui se passe »

De son côté, la Chef des droits de l'homme de l'ONU a rappelé que de nombreux défis subsistent pour garantir la pleine protection des droits de l’homme, soulignant en particulier que l'impunité persiste dans de nombreuses régions du monde. La violence physique ou sexuelle continue d'affecter plus d'un tiers des femmes et des millions d'enfants subissent toujours exploitation, négligence et pauvreté, a déploré Navi Pillay.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

Le dernier journal
Le dernier journal
22/07/2014
Loading the player ...